Curiosity : un Lyonnais révèle la face cachée de Mars

La sonde Curiosity sur laquelle le Lyonnais Gilles Dromart travaille depuis son commencement, a effectué ses premiers déplacements sur mars le 22 août. Le géologue de l'ENS Lyon, confie son "immense soulagement" à Lyon Capitale et dévoile la prochaine étape que "les prouesses instrumentales et technologiques" du robot, permettent d'envisager.

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Deux semaines après son atterrissage réussi sur la planète rouge, la sonde Curiosity va livrer ses premières analyses. Parmi, les spécialistes chargés de décrypter les données fournies par le rover, Gilles Dromart, un Lyonnais, enseignant chercheur à l’ENS Lyon. "Pour l’instant, il n’y a pas eu de découverte transcendante", juge-t-il. Pour ce membre du PSG (Planning Science Group), les premiers tours de roues de la sonde Curiosity sont avant tout le signe que les outils d'analyse du rover fonctionnent bien. Et pourtant, "cela n'était pas gagné" explique-t-il. Car les conditions de voyage de la sonde dans la stratosphère étaient extrêmes : froid, vent, vibrations, vitesse... "C'est un miracle technologique que tous les instruments aient résisté !", se félicite-t-il.

Mars n’est pas habitable, mais…

"Malgré quelques petits soucis de réglages Chemcam, [le laser dont il est l’un des créateurs, NDLR], est opérationnel et dispose de capacités analytiques jamais expérimentée", explique le scientifique. "Il a déjà pu sonder une dizaine de roches qui confirment ce que l'on savait déjà. La vie est actuellement impossible à la surface de la planète Mars. Mais cela a été possible par le passé. Reste à déterminer où, quand et sous quelle forme"

Le robot émerge actuellement du sable pour une phase de reconnaissance et de calibration : "Les résultats d'analyses seront plus probants à la fin du mois d'octobre, quand Curiosity sera arrivé au point où les sols sont les plus riches en minéraux, au pied du Mont Sharp". D'ici là, patience risque donc d’être le maître-mot, car avec une vitesse de pointe de 90m/h, ce concentré des technologies les plus innovantes reste toutefois près de trois fois plus lent qu’une tortue.

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