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Coronavirus à Lyon : inquiétude autour du variant Delta, hausse du nombre de cas positifs chez les 20-40 ans dans le Rhône

Le variant Delta inquiète la planète. En Europe, alors que l'épidémie flambe de nouveau au Royaume-Uni (25 000 nouveaux cas quotidiens), le Portugal et l'Espagne mettent en place, de nouveau, des restrictions. En France, une légère remontée du nombre de nouveaux cas est observée chez les 20-40 ans, les moins vaccinés. Décryptage.

"Depuis 5 jours, le virus ne baisse plus, il réaugmente. A cause du variant delta qui est très contagieux. L'exemple anglais montre qu'une vague est possible dès la fin Juillet", alertait dimanche soir le ministre de la Santé, Olivier Véran. En cause, le fameux variant Delta (anciennement appelé indien), qui inquiète la planète. Un variant beaucoup plus contagieux.

Au Royaume-Uni, ce sont désormais 25 000 nouveaux cas par jour qui sont diagnostiqués (à titre de comparaison, il y a environ 2 500 cas par jour en France actuellement). Au Portugal, le couvre-feu a été réinstauré dans certaines villes du pays. En Catalogne, en Espagne, les discothèques vont refermer en fin de semaine. Devant l'explosion des nouveaux cas chez les jeunes, les moins de 40 ans.

"Le variant Delta double chaque semaine, il représente plus de 30 % des contaminations en France" a souligné Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, ce lundi. En France, le nombre de cas remonte doucement. Mais, pour l'instant, pas de manière nette et claire.


Le nombre de nouveaux cas augmente chez les jeunes, moins vaccinés


La circulation du virus à l'instant t sur un territoire se mesure grâce au taux d'incidence. Les décideurs ont les yeux rivés dessus. C'est un indicateur clé. Le taux d'incidence détermine le nombre de cas positifs sur les 7 derniers jours pour 100 000 habitants. Sur une semaine glissante. C'est un très bon moyen de mesurer le degré de circulation du virus, à un instant t, sur un territoire.

En France, d'après les derniers chiffres stabilisés au vendredi 2 juillet, le taux d'incidence est de 23 (les données prennent donc en compte la période entre le samedi 26 juin et le vendredi 2 juillet). Le taux d'incidence était retombé à 18 les 25 et 26 juin. A titre de comparaison, il était monté jusqu'à 366 au pic de la 3e vague, début avril. Un taux d'incidence de 23, ça reste très bas par rapport à ce que le pays a connu. Mais la dynamique dans les pays voisins (Royaume-Uni, Portugal, Espagne) inquiète...

C'est chez les jeunes, les moins vaccinés, que la remontée du nombre de nouveaux cas est la plus visible. Avec un taux d'incidence, en moyenne en France au 2 juillet :

  • moyenne : 23
  • 10-19 ans : 29
  • 20-29 ans : 52
  • 30-39 ans : 30
  • 40-49 ans : 22

Dans le Rhône, au 2 juillet, le taux d'incidence moyen est de 24. Pas tranche d'âge, par rapport à la semaine précédente :

  • moyenne : 24 (+1 par rapport à la semaine précédente)
  • 10-19 ans : 29 (-2)
  • 20-29 ans : 46 (+11)
  • 30-39 ans : 36 (+5)
  • 40-49 ans : 28 (-2)
  • 50-59 ans : 18 (-1)
  • 60-69 ans : 6 (-4)
  • 70-79 ans : 7 (-7)
  • 80-89 ans : 10 (+6)
  • +90 ans : 9 (-4)

Difficile de ne pas y voir un accès "vaccin", sachant que la population âgée est largement plus vaccinée en France. Le virus circule très peu, et c'est une très bonne nouvelle, chez les + de 60 ans. Ce sont ceux qui sont le plus susceptibles de faire des formes graves. Au Royaume-Uni, où la vaccination est plus avancée qu'en France, la flambée de nouveaux cas ne s'accompagne pas pour l'instant d'une grosse hausse du nombre de nouvelles hospitalisations. Ce qui est clairement rassurant.


Près de trois Français sur quatre de + de 60 ans sont complètement vaccinés


Au 4 juillet, en France :

  • 83 % des + de 75 ans on reçu au moins une dose de vaccin (dont 77 % sont complètement vaccinés)
  • 81 % des 60-74 ans ont reçu au moins une dose de vaccin (dont 71 % sont complètement vaccinés)
  • 70 % des 50-59 ans ont reçu au moins une dose de vaccin (dont 51 % sont complètement vaccinés)
  • 50 % des 18-49 ans ont reçu au moins une dose de vaccin (dont 26 % sont complètement vaccinés)

Ces chiffres sont rassurants. Plus de 7 Français sur 10 de + de 60 ans, les plus susceptibles de faire de formes graves, sont complètement vaccinés au 4 juillet. Alors vigilance oui, mais pas de catastrophisme.

Quelle est la situation à Lyon ? Lyon Capitale fait le point ce lundi ICI

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