Sylvie Robert, présidente de GL events Equestrian Sport, qui organise Longines Equita Lyon, qui se s'ouvre mercredi 28 octobre, est l'invitée de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.
3 500 équidés (chevaux et poneys), 40 races représentées, 850 éleveurs et exposants, 11 carrières animées en continu, 4 étapes de coupe du monde (saut d'obstacles, dressage, attelage, Jumping Ponies Trophy), 200 journalistes et photographes accrédités, 147 000 m2 de superficie, soit 19,5 terrains
de football, et plus de 200 000 visiteurs attendus. L'équivalent d'un tiers de la population lyonnaise.
En 32 ans, Equita Lyon s'est imposé au niveau international pour devenir "une place vraiment centrale, la capitale de l'Europe, la capitale du cheval", concède Sylvie Robert, femme de cheval accomplie et présidente de GL events Equestrian Sport, qui organise Longines Equita Lyon.

En 1995 naît "Equita Lyon, l’Événement cheval". Exposants, éleveurs, cavaliers et passionnés s’y retrouvent autour d’une ambition commune : faire rayonner le cheval au cœur d’un territoire où la culture équestre est profondément ancrée. En trois décennies, ce rendez-vous est devenu l’un des plus grands événements équestres d’Europe.

Les meilleurs cavaliers et meneurs de la planète sont attendus à Lyon du mercredi 28 octobre au dimanche 1er novembre à Eurexpo qui devient, pendant cinq jours, la plus grande écurie du monde.
Le salon accueille trois étapes de Coupe du monde FEI et du FEI Jumping Ponies’ Trophy. Dans les
allées du salon, éleveurs, exposants, professionnels, passionnés, jeunes cavaliers et familles se retrouveront autour de toutes les équitations. Et du côté d’Equita Lyon Western Horse Show, tradition
et nouveautés se conjugueront encore cette année, avec notamment l’arrivée du Mountain Trail.

western en Europe
Equita Lyon Western Horse Show, l’un des grands rendez-vous de l’équitation
western en Europe, présente les principales disciplines américaines, encore méconnues du grand public.
Le reining est une discipline phare du western, proche du dressage. Le cheval doit être réactif, calme et parfaitement dressé pour réaliser des figures précises (spins, accélérations, arrêts…) avec des aides discrètes du cavalier. Le ranch reining, épreuve du Versatility Ranch Horse (VRH), privilégie le comportement et la polyvalence du cheval plutôt que la seule perfection technique.
Le ranch riding évalue les allures, l’obéissance, la précision et la fluidité des transitions d’un cheval de ranch.
Le trail teste la maniabilité du cheval à travers des obstacles comme les portes, barres au sol ou reculers, demandant précision et maîtrise.
Le trail in hand, réalisé à pied, évalue trois allures (pas, trot, reculer) et le franchissement des obstacles, notamment chez les jeunes chevaux.
Le ranch trail reproduit les tâches du travail quotidien dans un ranch. Les juges recherchent un cheval attentif, bien dressé et efficace.
Le mountain trail simule les difficultés de la randonnée (eau, dénivelés, obstacles). Il valorise la complicité et le calme du couple, sans chronomètre.
Le barrel racing est une course autour de trois tonneaux où vitesse, souplesse et maniabilité sont essentielles.
Le pole bending est un slalom chronométré entre des piquets, demandant rapidité et précision. Le ranch sorting consiste, pour deux cavaliers, à trier neuf vaches numérotées d’un enclos à un autre dans l’ordre demandé.
Le speed ranch reprend ce principe avec deux équipes en parallèle.
Le team penning demande à trois cavaliers de séparer trois vaches du troupeau et de les conduire dans un enclos le plus rapidement possible.
La retranscription intégrale de l'entretien avec Sylvie Robert
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau rendez-vous de 6 minutes chrono. Nous accueillons aujourd'hui Sylvie Robert, présidente de GL events Equestrian Sport, qui organise Longines Equita Lyon, qui se tient de ce mercredi 28 octobre jusqu'au dimanche 1er novembre. C'est l'un des événements phares de l'année équestre en France et en Europe. On a l'habitude de dire, et c'est vous qui avez trouvé cette formule, que pendant cinq jours, Lyon devient la capitale mondiale de l'équitation, et surtout la plus grande écurie du monde. C'est la 32e édition, avec 200 000 visiteurs l'année dernière et 147 000 mètres carrés dédiés aux chevaux. Qu'est-ce qui fait, et c'est une question globale, qu'un salon né à Lyon est devenu un incontournable de la planète ?
Je crois que, d'abord, nous sommes une équipe de passionnés, de chevaux bien sûr, de sports équestres. Nous appartenons aussi au groupe GL events, qui nous donne les moyens, que ce soient les moyens structurels, les moyens physiques, d'organiser un tel événement. Lyon est également une place vraiment centrale, au centre de l'Europe. Effectivement, aujourd'hui, Equita Lyon, c'est la capitale de l'Europe, la capitale du cheval. Je crois que nous avons beaucoup de chance et que nous sommes passionnés par tout cela. Nous accueillons 200 000 visiteurs. Pour le moment, les chiffres des préventes sont à peu près les mêmes que l'année dernière. Les soirées affichent complet, le dimanche également, donc nous attendons la même fréquentation. Nous avons 850 exposants et nous accueillons environ 3 500 chevaux sur cinq jours. Cette année, nous sommes très heureux parce que nous pouvons à nouveau accueillir des veaux, 800 veaux destinés aux disciplines western.
Pourquoi cette année ?
Parce que les deux dernières années, on avait dû annuler à cause des maladies du bétail, des bovins.
Vous pointez du doigt un sujet extrêmement important : le bien-être des animaux. Il y a une logistique énorme, notamment concernant les maladies. J'imagine que c'est d'une complexité monstre.
C'est assez complexe, je dois dire. Nous travaillons main dans la main avec tous nos services vétérinaires, mais aussi avec la DDPP (la direction départementale de la protection des populations du Rhône, NdlR) et tous les services de la préfecture. C'est vrai que c'est toujours très compliqué pour nous. Cette année, nous sommes très heureux de pouvoir faire venir ces bovins. Nous avons un véritable public qui les attend. C'est très important.
Vous disiez que l'événement est organisé par une équipe de passionnés. C'est important de le souligner. Les gens qui viennent à Equita Lyon sont aussi des passionnés, beaucoup de passionnés. On disait que Longines Equita Lyon était, pendant cinq jours, la plateforme de l'équitation. Il y a trois étapes de Coupe du monde : dressage, saut d'obstacles et attelage.
Quatre !
Quatre ! J'avais le dressage, le saut d'obstacles et l'attelage....
... et il y a le Jumping Ponies' Trophy. C'est réservé aux jeunes cavaliers de moins de 16 ans.
Comment fait-on, finalement, pour faire venir les meilleurs cavaliers du monde à Lyon ?
Ce sont des circuits. D'abord, le circuit Coupe du monde est l'un des plus beaux circuits de la Fédération équestre internationale. C'est un circuit de saut d'obstacles parrainé par Longines. Ensuite, pour le dressage et l'attelage, le dressage est parrainé par la Fédération française d'équitation, l'attelage par la Laiterie de Montaigu et les poneys par CWD. Nous faisons venir les meilleurs cavaliers du monde parce que, d'abord, c'est un événement que les cavaliers adorent depuis 30 ans. C'est un véritable rendez-vous, notamment grâce à la qualité de l'accueil, au bien-être des chevaux, des cavaliers et des grooms. Les grooms sont ceux qui s'occupent des chevaux. Pour nous, c'est extrêmement important. Il y a aussi la qualité des infrastructures et les dotations. Il ne faut pas se voiler la face : ce sont des sportifs avec des chevaux qui coûtent très cher et, comme pour tout sportif, c'est un travail. Nous avons aussi de belles dotations.
Il y a de belles dotations. Cela signifie que Lyon, qui fait partie de ce circuit international, n'est pas du tout une étape au rabais.
Pas du tout, c'est plutôt high level.
Dites-moi si je me trompe, mais j'ai vu que c'était la seule étape du circuit qui se déroulait en indoor pour le saut d'obstacles.
Non, ce n'est pas la seule étape. Tout le circuit de la Coupe du monde est indoor. Le circuit de la Coupe du monde en Europe de l'Ouest est indoor. Aux États-Unis, c'est différent. Il y a plusieurs ligues : la ligue d'Europe de l'Ouest, la ligue des États-Unis, la ligue des Émirats. Aux États-Unis, il y a très peu de concours indoor, donc beaucoup de concours outdoor. En Europe de l'Ouest, ce ne sont que des concours indoor.
Il y a aussi l'accueil du public, avec énormément d'exposants présents. Nous parlions des États-Unis : ce qui marche, ce qui cartonne, c'est tout ce qui concerne le western.
Le pôle western représente presque la moitié du salon, je dois dire, avec 600 ou 700 chevaux western. Cette année, nous avons trois carrières : une carrière de reining, une carrière de barrel racing, avec la finale de la Coupe d'Europe de barrel racing, et une carrière de ranch sorting, avec tous ces veaux. Je crois que c'est vraiment très important. Aujourd'hui, les gens ont besoin de nature, de retrouver un peu ce contact. Comme lorsque vous allez au Salon de l'agriculture à Paris, vous venez ici voir les animaux en tant qu'animaux. C'est aussi l'animal que l'on vient voir, avec les veaux, les chevaux et l'élevage. Nous avons beaucoup de professionnels, mais aussi beaucoup de familles. Ce sont les vacances scolaires et, pour nous, c'est très important.
Nous sommes en pleine période de vacances scolaires, avec effectivement beaucoup de jeunes et de familles qui viennent. Je le répète, Longines Equita Lyon se tiendra de ce mercredi 28 octobre jusqu'au dimanche 1er novembre. La billetterie est ouverte, vous pouvez vous rendre sur le site. Pour plus d'informations sur l'actualité lyonnaise et sur l'actualité d'Equita Lyon, rendez-vous sur www.lyoncapitale.fr. Merci beaucoup d'être venue sur ce plateau. Au revoir.
