Alexandre Humbert Dupalais
Alexandre Humbert Dupalais sur le plateau de « 6 minutes chrono » @Lyon Capitale

Alexandre Humbert Dupalais (LR-RN) : "réaliser la grande idée de l'union des droites"

Alexandre Humbert Dupalais, candidat de l'alliance du RN et des Républicains dans la 11e circonscription, est l'invité de 6 minutes chrono.

La 11e circonscription du Rhône est la seule dans laquelle se présente un candidat avec la double étiquette Les Républicains - Rassemblement national. Suite à l'alliance voulue par Eric Ciotti, Alexandre Humbert Dupalais a été investi. Au premier tour, il affrontera Cindy Ferro, candidate du courant autonome des Républicains. "Ces questions de tambouilles politiciennes elles n'intéressent pas vraiment les Français, en tout cas elles n'intéressent pas les électeurs de la 11e circonscription du Rhône. Moi je suis un enfant du pays, je suis là pour défendre un gouvernement d'union nationale dans un contexte de tension extrême dans le pays, on a deux semaines pour éviter le chaos. Donc on a un programme très concret d'union nationale, de la droite, du Rassemblement National, dans un gouvernement mené par Jordan Bardella, en luttant pour les priorités des Français", élude cet avocat inscrit au barreau de Paris.

Il justifie aussi l'alliance des Républicains avec le Rassemblement national : "mon but, c'est de convaincre les électeurs de la 11e circonscription, les électeurs du Rhône, que nous pouvons enfin réaliser justement le grand projet et la grande idée de l'union des droites, qui a toujours été l'idée majeure à droite et cette division stérile qui était un piège de la gauche pour empêcher la droite d'exercer le pouvoir et dans laquelle se sont enferrés les chapeaux à plumes justement, n'osant jamais assumer leurs idées".

La retranscription intégrale d'Alexandre Humbert Dupalais

Bonjour à tous et bienvenue, vous regardez 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale et on continue de s'intéresser aux législatives anticipées suite à la dissolution de l'Assemblée Nationale voulue par Emmanuel Macron. Aujourd'hui on va s'intéresser à la 11e circonscription du Rhône et on accueille Alexandre Humbert Dupalais. Vous êtes candidat, vous, pour un attelage, on va dire, qu'on imaginait baroque il y a encore quelques jours. Cet attelage c'est les Républicains et le Rassemblement National. L'investiture, les Républicains, il y en aura deux sur cette circonscription puisqu'il y a aussi Cindy Ferro qui sera candidate sous les couleurs des Républicains, vous la revendiquez vous ?


Vous savez, honnêtement, je pense que ces questions de tambouilles politiciennes elles n'intéressent pas vraiment les Français, en tout cas elles n'intéressent pas les électeurs de la 11e circonscription du Rhône. Moi je suis un enfant du pays, je suis là pour défendre un gouvernement d'union nationale dans un contexte de tension extrême dans le pays, on a deux semaines pour éviter le chaos. Donc on a un programme très concret du non-national, de la droite, du Rassemblement National, dans un gouvernement mené par Jordan Bardella, en luttant pour les priorités des Français et encore une fois, je pense que ce n'est pas ces questions de tambouilles politiciennes…


Vous, vous venez des Républicains, qu'est-ce qui justifiait pour vous cette alliance avec le Rassemblement National, sachant qu'une grande partie, presque la quasi-totalité des élus de votre famille ont dit que cette alliance elle est contre-nature, on ne peut pas la faire, c'est un scandale ?


Vous observez, et vous savez comme moi, qu'effectivement ce qu'on appelle les chefs à plume, c'est-à-dire voilà, bon, des personnes qui ont fait des carrières politiques et qui pensent peut-être plus en termes de carrière qu'en termes malheureusement d'idées, sont effectivement plutôt opposés. Mais la majorité des militants… Chacun fait des choix, il y a des enjeux d'appareil, mais encore une fois, ça c'est de la tambouille. Ça ne concerne pas les électeurs de l'ancienne Constitution, et s'ils n'y intéressent pas, si vous voulez, on ne parle pas de ça. Moi, sur les marchés, à Givors, on me parle du pouvoir d'achat, on me parle de la sécurité, on me parle de l'immigration. Moi, je suis militant UMP puis Républicain depuis que j'ai 16 ans. J'ai tous mes crédits, si vous voulez, au niveau de l'expérience militante des Républicains. J'étais désigné par le parti avant cette scission


Quand on parle aux élus locaux, ils nous disent qu'on ne connaît pas ce monsieur, qu'il n'a jamais été chez les Républicains, qu'il était à Paris, qu'il n'est absolument pas du Rhône. C'est ce qu'on appelle un parachutage. Et d'ailleurs, il y a des cas assez particuliers dans ces alliances LR-RN, puisqu'on voit par exemple un militant, les Républicains, qui était très investi jusqu'ici à Vénissieux, qui n'est pas candidat dans la 14e circonscription, mais en Haute-Savoie. On a l'impression que les candidats LR qui sont implantés sur le territoire n'ont pas voulu aller se fronter à leur territoire. Pourquoi ces parachutages ? Le parachutage, on est d'accord, c'est quand même la tambouille politique ?


Moi, je suis un enfant du pays. Je suis né à Lyon, j'ai fait mes études à Lyon, j'étais au lycée à Saint-Marc pour ceux qui connaissent. J'étais à la faculté à Lyon 3. Effectivement, après, j'ai eu une carrière qui m'a amené à Paris et à Lyon, comme beaucoup d'avocats. Et si je quitte tout et que je quitte mon cabinet et que je laisse tout en plan pour m'investir pour mon pays, c'est parce que je crois qu'on est à la croisée des chemins qu'il faut s'investir. Mais je suis lyonnais, il n'y a aucun problème là-dessus. J'habite à Lyon, à Saint-Martin-en-Haut, qui est proche de Givors et de mon territoire

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Pourquoi avoir choisi cette circonscription-là ? C'est parce qu'elle vous semble potentiellement On voit que le député sortant, Monsieur Fugit, pourrait être au second tour éventuellement. Il pourrait y avoir une triangulaire, triangulaire qui est plutôt annoncé incertaine...


Moi, mon but, c'est de convaincre les électeurs de la 11e circonscription, les électeurs du Rhône, que nous pouvons enfin réaliser justement le grand projet et la grande idée de l'union des droites, qui a toujours été l'idée majeure à droite et cette division stérile qui était un piège de la gauche pour empêcher la droite d'exercer le pouvoir et dans laquelle se sont enferrés les chapeaux à plumes justement, n'osant jamais assumer leurs idées. Moi, j'ai milité pour le président Sarkozy, pour lequel j'ai beaucoup de respect. Je me suis investi pour lui, comme beaucoup de militants. Et ensuite, une fois au pouvoir, bon, il fait des choix parfois pour plaire à la gauche, pour ne pas assumer des idées de droite. Là, on a enfin l'occasion d'avoir un gouvernement qui assume d'être un gouvernement de droite, d'union Je pense que beaucoup de Français sont conscients que c'est une occasion inespérée avec laquelle on va pouvoir enfin répondre aux vraies préoccupations des Français qui n'ont pas été traitées malheureusement ces 30 ou 40 dernières années, l'immigration, le pouvoir d'achat et la sécurité. Et ça, ce sont les questions qui intéressent les Français. Encore une fois, je pense qu'on ne va pas rester sur la tambouille politique. J'espère qu'il y aura du rayonnement.


Dans votre parti, les Républicains, il y a longtemps eu des gens qui s'exprimaient en disant que le programme du Rassemblement National, économiquement, il réalise ses Certains le qualifiaient de programme de gauche. Qu'est-ce qui vous a convaincu, alors que leur programme n'a pas changé, que finalement, en fait, il n'était plus de gauche mais de droite ? C'est-à-dire que vous, finalement, vous êtes pour la retraite à 62 ans ?


Ça a été très clairement expliqué, c'est un programme en deux temps. Il y a un programme qui vise à répondre à l'urgence, et ensuite, il y a un second temps. L'urgence, c'est l'immigration, le pouvoir d'achat et la sécurité. C'est ça. Et c'est sur ça qu'on se bat aujourd'hui, en deux semaines, dans toutes nos circonscriptions, pour un gouvernement d'union nationale dirigé par Jordan Bardella. Et je pense que c'est ce que les Français attendent.

Quand on parle d'union nationale, c'est généralement des gouvernements qui sont capables de dépasser les libéraux. De s'ouvrir à d'autres chapelles que les leurs. L'union nationale, ça veut dire généralement d'aller englober le centre, la gauche. Est-ce que l'appellation n'est pas un peu fausse, quand même ?


C'est ce que vous venez de rappeler. Vous avez rappelé vous-même nos différences. On fait l'union...


L'union nationale, c'est avec des gens avec qui on n'est pas d'accord. Au-delà de… Ce n'est pas simplement droite et extrême-droite. C'est balayer tout l'arc républicain. C'est ça, la terminologie d'union nationale...


Or, là, on n'y est pas encore. Je suis le candidat de tous les patriotes. Et vous savez, les électeurs de gauche qui veulent défendre les services publics, qui en payant toujours plus d'impôts, ce sont des électeurs patriotes également. Et je pense qu'ils voient très bien qu'on est à la croisée des chemins et que nous nous représentons une union nationale qui sera là pour eux et qui pense à eux en premier lieu sur ces sujets que sont l'immigration, la sécurité et le pouvoir d'achat. Et le pouvoir d'achat, je pense que c'est vraiment la priorité actuelle.

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