(Photo : Loris Lacroix)

"Aidez-nous à sauver le service public" : le cri d'alarme de la CGT Lyon ce mardi

La CGT Ville de Lyon s'est mise en grève ce mardi 7 juin. Pour dénoncer leurs conditions de travail et le manque de moyens humains, ils ont également mis en place un bureau d'embauche pour les personnes souhaitant déposer un CV.

Dans le but d'alerter la population sur l'état du service public à Lyon, la CGT de la Ville a mené une opération ce mardi 7 juin de 14h à 17h sur la place de la Comédie dans le 1er arrondissement. Symboliquement, des agents de différentes sections se sont mis en grève pour tenir un bureau d'embauche et inviter les passants à y déposer un CV.

(Photo : Loris Lacroix)

À la Ville de Lyon, 500 postes vacants sont à pourvoir, ce qui représente près de 6% des 8500 agents en place."Nos collègues sont tout simplement en train de crever, lâche Sébastien Douillet. "Donc on a décidé de monter un bureau d'embauche et on a déjà des CV qui ont été déposés. Celui qui a intégré la fonction publique en 2009 explique que des postes catégorie C, soit sans besoin de concours à l'entrée, sont disponibles au même titre que des emplois de directeur général. Pour nous, que l'on soit riche ou pauvre, tout le monde à le droit d'être soigné, d'emmener ses gamins à l'école, son aîné à l'EHPAD. On a l'impression que tout va disparaître car on préfère passer par le privé et on a de moins en moins de fonctionnaires", analyse-t-il.

La Ville doit mettre "la pédale douce sur ses ambitions politiques"

Au-delà des embauches souhaitées par les agents présents sur place, les grévistes réclament une meilleure rémunération ainsi que de meilleurs plans de carrière. "Quand on rentre à la Ville sans concours du premier échelon au huitième, soit 13 ans, on prend seulement 2 points d'indice et huit euros en plus sur le salaire. On ne peut pas continuer comme ça", alerte Sébastien Douillet. Le syndicaliste va plus loin et appelle la collectivité à "mettre la pédale douce sur les ambitions politiques de nos élus". En clair, "quand on voit qu'il y a 365 levers de rideaux au Théâtre des Célestins cette année, c'est juste énorme pour les agents. Même chose pour les espaces verts, il y a des nouveaux plants partout dans la ville mais personne ne peut les arroser. Les jardiniers ne sont pas assez nombreux pour faire leur travail correctement et la moitié d'entre eux est en train de souffrir", avance-t-il.

"Beaucoup d'emplois qualifiés ne trouvent pas preneurs"

Certains agents, comme Isabelle Guillet, secrétaire générale du syndicat des cadres Ugict CGT Ville de Lyon, interpellent les piétons et distribuent des tracts. L'objectif : les informer qu'ils ont la possibilité de trouver du travail en se rendant à leur stand. "Il y a beaucoup d’emplois qualifiés qui ne trouvent pas preneurs et c'est très compliqué de trouver des gens car ils sont mieux payés dans le privé. Les secteurs les plus touchés sont ceux où on retrouve de pénibilité. Notamment dans les crèches, où il faut gérer les enfants malgré des effectifs plus que réduits", assure-t-elle.

Parmi les autres revendications portées au cours de l'évènement : la prise en compte de l'avis des agents pour l'organisation du travail, ou encore le versement d'une prime de 1000 euros afin de lutter contre l' inflation.

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