Favori de l’élection pendant toute la campagne, Jean-Michel Aulas s’est effondré dans la dernière ligne droite, rattrapé par ses approximations.
Les écologistes ont théorisé dès l’automne que la bulle Aulas exploserait. Ils ont longtemps eu tort. La Aulas mania a tenu jusqu’à un mois du scrutin. Les dynamiques sondagières n’ont commencé à s’inverser qu’après le débat raté sur BFMTV. Les Lyonnais ont alors découvert le visage de 2026 de Jean-Michel Aulas. Ils gardaient en tête l’image du président d’un OL conquérant au début des années 2000 qui gagnait sportivement et financièrement. Jean-Michel Aulas jonglait avec les chiffres et humiliait ses détracteurs à coups de petites phrases assassines. Dans la dernière ligne droite de la campagne, les électeurs ont vu un candidat approximatif, mal à l’aise dans la joute oratoire. Il a souffert de la comparaison avec l’image mentale que s’étaient faite de lui les Lyonnais. Dans son entourage, le doute a fini par s’installer.
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