Police
© Romane Thevenot

À Lyon, des salons de massage chinois abritaient en fait un réseau de prostitution

Début décembre, une vaste opération de police menée sur Paris, Lyon et Grenoble a conduit au démantèlement d’un réseau de proxénétisme opérant depuis des salons de massage chinois.

Au printemps 2022, la découverte d’activités de prostitution dans un salon de massage chinois du 6e arrondissement avait mis les enquêteurs sur la piste d’un vaste réseau de proxénétisme. Au sein de cinq salons lyonnais et d’un établissement grenoblois, des masseuses recrutées en région parisienne via un site chinois étaient ensuite prostituées. 

Selon des éléments fournis par la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), l’information judiciaire ouverte le 11 août pour des chefs de proxénétisme aggravé, blanchiment et travail dissimulé a permis d’éclaircir le mode de fonctionnement de ces salons. Pour la plupart en situation irrégulière, les jeunes femmes étaient hébergées dans l’établissement, moyennant un loyer, et recevaient une petite partie des 30 à 40 000 euros que dégageaient chaque mois leurs proxénètes. 

Onze interpellations

Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de déterminer que le reste de l’argent était utilisé pour acheter des biens immobiliers et des véhicules ou blanchi "via des opérations de change auprès de la communauté chinoise parisienne". La perquisition des domiciles et des coffres de deux suspects, interpellés le 5 décembre en région parisienne, a permis aux forces de l’ordre de saisir 76 000 euros en liquide, de devises étrangères et de bijoux.

Le lendemain, une seconde opération menée à Lyon et Grenoble a permis d’arrêter neuf individus et de saisir près de 200 000 euros, trois voitures, une moto, des bijoux et des accessoires de luxe. La DDSP souligne que lors de leur garde à vue ils ont reconnu leur rôle de proxénète, quand, dans le même temps, les masseuses employées dans les salons ont confirmé aux enquêteurs "qu’il leur était demandé de pratiquer des actes sexuels, moyennant rémunération". Neuf des suspects placés en garde à vue ont été présentés devant un magistrat le 8 et le 9 décembre.

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