Grippe : l’épidémie arrive en Rhône-Alpes

Avec la nouvelle année arrive toujours une nouvelle grippe. Si les mouchoirs sont de sortie et les toux de plus en plus audibles, Rhône-Alpes ne connaît pas encore officiellement d'"épidémie". Cela ne saurait tarder.

Une grande fatigue et de la fièvre qui apparaissent brutalement. Des courbatures, une toux et des difficultés respiratoires. Peut-être que vous souffrez de la grippe. En cette saison, rien d’extraordinaire. Si en France le taux épidémique est officiellement atteint, Rhône-Alpes n’en est pas encore là. Cela ne saurait tarder. L’épidémie s’abat sur la France depuis le nord-est, les régions normandes et d’Ile-de-France étant actuellement les plus touchées. Officiellement la Région est classée en "activité locale clinique en progression", l’échelon juste avant l’épidémie de grippe.

Obèses et femmes enceintes plus touchés

Mais attention. Mieux vaut parler d’affection respiratoire aigue, car il y a grippe et grippe. En fait, il faut la différencier de tout ce qui y ressemble. On ne parle de grippe que si un prélèvement identifie un des virus responsables de cette pathologie. Une différence qui ne se fait quasiment que sur le papier car pour le patient, le malaise est le même. La plupart des personnes infectées se rétablissent en une semaine à dix jours après l’apparition des premiers symptômes, mais la fatigue et la toux peuvent persister deux à trois semaines. L’épidémie en elle-même devrait durer de huit à dix semaines. Trois souches ont été identifiées dans la grippe saisonnière, dont la fameuse H1N1. Ceux qui se sont fait vacciner l’année dernière seront donc au moins protégés pour un des trois virus. D’après les études réalisées en Angleterre, où l’épidémie a déjà sévie, la grippe n’est pas spécialement virulente. En revanche, fait remarquable, elle touche plus particulièrement les femmes enceintes et les personnes obèses.

Le retour de manivelle du fiasco H1N1

Les consultations pour des motifs d’infections respiratoires aigues représentent 18 % des actes de médecine générale et 26 % de la pédiatrie en France. Et si il n’existe que des traitements symptomatiques à la grippe, la seule mesure de prévention selon les autorités de santé reste la vaccination. Mais depuis le fiasco de la grippe porcine, la seringue passe mal. Rien que sur les 12 millions de personnes considérées comme fragiles et invitées à se faire vacciner gratuitement, aujourd’hui, seul 5,5 millions se sont rendues chez leur médecin pour recevoir l’injection. Soit une baisse de 15 % des vaccinations pour la population totale. Les autorités de santé craignent déjà une augmentation de la mortalité suite à la grippe saisonnière à cause de cet effet H1N1. Mais alors que l’épidémie approche, pour ceux qui le souhaitent, est-il encore temps de se faire vacciner ? Oui, à en croire les autorités de santé. Du moins, jusqu’à ce que le pic épidémique soit atteint. Car il faut deux semaines avant que le vaccin ne soit efficace.

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