"Ouvrez les yeux, Monsieur le Préfet !" Le pdg de Lyon Capitale interpelle le préfet du Rhône

Instant de faiblesse ou de distraction aux conséquences dévastatrices pour le sort de notre journal et aussi pour votre conscience, car il y a des signatures qui ne s'oublient pas.

Ouvrez les yeux, Monsieur le Préfet !

LYON Capitale est un hebdomadaire d'information politique et générale qui ne consacre pas plus des deux tiers de sa surface à la publicité, cela se saurait, et dont la diffusion payée est supérieure au minimum de 3,000 exemplaires requis sur l'arrondissement de LYON pour publier les annonces légales et qui, contrairement à certains, ne verse pas de rétrocommissions.

Par conséquent, à l'évidence et depuis des lustres, LYON Capitale satisfait les critères de la Loi et du règlement.

Et maintenant écoutons bien nos grandes oreilles : LYON Capitale a fait l'objet au printemps, avant votre arrivée, d'une dénonciation organisée de longue main auprès de votre secrétariat général, au motif que des distributions promotionnelles du journal étaient effectuées en fin de semaines aux portes des gares de Part Dieu, Perrache, Vaise, Grange-Blanche et Gorge de Loup, la bien nommée.

Les enquêtes déclenchées n'ont rien donné car la connaissance des marchés publics par les citoyens ne peut qu'être améliorée par une diffusion complémentaire.
C'est bien le sens de la Loi, NON ?

En fait, LYON Capitale qui se renforçait notamment sur Internet, commençait à gêner sérieusement la collusion poisseuse des grands intérêts et des petites magouilles qui, à intervalles trop réguliers, tente d'abattre ceux qui savent et parfois se risquent à écrire.

Alors il fallait trouver autre chose: après des mois d'une inlassable quête, un COURTELINE (nom d'emprunt), animé d'un misérable trait de génie de sous-préfecture, a découvert que, comme chaque année et comme la plupart de ses confrères, y compris lyonnais, notre hebdomadaire ne paraissait pas au cœur du mois d'août BINGO ! - ce qui est connu, admis, et de tradition constante, par tout le corps préfectoral.

Et cette petite commission consultative, dont la composition ou plutôt la décomposition est un secret d'Etat, a dû chanter trois fois pour vous emberlificoter la plume.
Ouvrez les yeux, Monsieur le Préfet, sur ces connexions et ces réseautages évidents d'où suinte une forte odeur de banane - qui incommode les narines délicates de trop de lyonnais honnêtes.

Où est l'instruction préparatoire ? où est la contradiction ?
Où est l'impartialité lorsque l''avis' qui vous condamne à la mort économique est suggéré par le trust des annonces légales, qui étend ses tentacules jusqu'aux portes de vos bureaux et traverse vos baies vitrées.

Ce n'est pas en fermant les yeux sur cette petite ploutocratie des grands profiteurs de l'Etat qui désormais s'insinue à LYON et qui tient, détient et retient les télévisions, les journaux et les gratuits que nous redonnerons à la jeunesse désorientée l'espoir de l'avenir et aux français accablés l'envie de maîtriser leur destin.

La liberté et la limpidité de l'information sont, vous le savez Monsieur le Préfet, inscrites dans notre bloc de constitutionnalité.

Il dépend de vous, Monsieur le Préfet, de sanctionner cette magouille et de nettoyer les écuries d'AUGIAS (nom d'emprunt), de réparer cette injustice, de rétablir sur LYON la diversité de l'information et, ce faisant, de rétablir l'Ordre public ! l'ordre républicain, le seul qui vaille - celui de la liberté, celui de la transparence.

Et aussi l'honneur, afin que nous puissions, vous et moi, nous regarder les yeux dans les yeux.

Xavier ELLIE

lire aussi Lyon Capitale en punition 2

Les commentaires sont fermés

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut