Près d’un an après la mort d’une fillette de 4 ans, retrouvée sans vie dans son logement à Montrottier (Rhône), l’instruction judiciaire est terminée. Deux expertises psychiatriques ont conclu à une abolition du discernement de sa mère au moment des faits.
C’est un drame qui avait profondément marqué la commune de Montrottier, située à plusieurs kilomètres à l’ouest de Lyon. Le 17 novembre 2025, les secours sont alertés par le décès d’une petite fille de 4 ans dans un logement de la résidence de la Madeleine. La mère de la fillette avait prévenu une voisine en lui déclarant qu’elle avait tué sa propre descendance.
D’abord placée en garde à vue, la mère avait rapidement été hospitalisée, dans l’incapacité de répondre aux questions des enquêteurs. Âgée de 37 ans, elle avait été mise en examen pour le meurtre de sa fille, puis placée en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour meurtre par ascendant.
L’autopsie avait ensuite établi que la fillette était morte par asphyxie. Près d’un an après les faits, le dossier judiciaire de la mort de la fillette est entré dans une nouvelle phase. Selon les informations du Progrès, deux expertises psychiatriques réalisées dans le cadre de l’enquête ont conclu à une abolition du discernement de la mère de la fillette au moment des faits. Ce qui voudrait donc dire qu’elle pourrait être considérée comme irresponsable de la mort de sa fille.
Suite à cela, le juge d’instruction a confié une ordonnance aux fins de saisine à la chambre de l’instruction le 14 septembre dernier. Désormais, cette dernière doit se prononcer sur la responsabilité pénale de la mère de famille. Une audience est prévue le 14 janvier prochain.
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