Plusieurs centaines de personnes ont investi une ancienne halle désaffectée du quartier de Confluence, dans le 2e arrondissement de Lyon, dans la nuit de vendredi à samedi. La fête non autorisée s'est poursuivie pendant plus de 30 heures, malgré l'intervention des forces de l'ordre.
Une rave-party sauvage s'est installée pendant plus d'une journée dans le quartier de Confluence, à Lyon. Peu avant 4 heures du matin samedi 31 octobre, plusieurs centaines de participants ont investi une ancienne halle désaffectée du cours Charlemagne, à proximité du H7 et du quai Perrache.
La musique techno a continué de résonner pendant toute la journée et la nuit suivante, provoquant des nuisances sonores pour les riverains. La situation s'est rapidement tendue avec les forces de l'ordre. Vers 5 heures samedi matin, quelques participants ont lancé des projectiles et tiré des mortiers d'artifice en direction des policiers. Ces derniers ont alors répliqué avec des gaz lacrymogènes.
Un dispositif policier a ensuite encadré le rassemblement. Malgré cette présence, les participants ont poursuivi la fête jusqu'à ce jour, dimanche 1er novembre. Ils ont finalement quitté les lieux après plus de 30 heures de festivités.
Une rave-party malgré les restrictions préfectorales
Cette rave-party s'est déroulée dans un contexte de sécurité renforcée à Lyon. En raison de la manifestation contre la vie chère et des risques de débordements liés à Halloween, le préfet du Rhône avait pris plusieurs mesures pour la soirée du 31 octobre.
À partir de 23 heures et jusqu'à 6 heures le lendemain, la préfecture interdisait les rassemblements, cortèges et attroupements sur une grande partie de la Presqu'île. Elle imposait également un couvre-feu aux mineurs sans accompagnement d'un responsable légal ou d'une personne majeure. Le préfet interdisait aussi le transport et l'utilisation d'artifices pyrotechniques dans le département jusqu'au 2 novembre à 6 heures.
La préfecture entendait ainsi prévenir les violences et les dégradations durant la soirée d'Halloween. Pour encadrer cette journée du 31 octobre, plus de 1 000 policiers, gendarmes et militaires quadrillaient l'agglomération lyonnaise.
Lire aussi : Manifestation du 31 octobre : 19 000 personnes défilent à Lyon contre la vie chère et le gouvernement

Abo le fric !
oui, quand "la fête par la danse" coûte très cher en passant par les boîtes de nuit légales...
Des jeunes ont envie de se sentir libres, de s'amuser sans nuire (évidemment le bruit est destructeur) mais ce coin n'est pas construit il me semble.
Reste que la musique trop forte tue aussi les oreilles des participants.
Et c'est la présence de CRS envoyés par le pouvoir qui a créer des répliques.
Bref, c'est comme d'habitude.