280 femmes et enfants d’un immeuble de la place de Milan vont devoir quitter les lieux. @CL

Place de Milan : Grégory Doucet demande à la Métropole de Lyon de prendre ses responsabilités concernant l’avenir des 280 occupants expulsés

Alors que l’évacuation du squat de la place de Milan, dans le 3e arrondissement de Lyon, pourrait intervenir dans les prochains jours, la Ville de Lyon alerte la Métropole sur l’absence de solutions de relogement pour les 280 femmes et enfants menacés.

L’inquiétude monte autour du squat de la place de Milan, dans le 3e arrondissement de Lyon. 280 femmes et des enfants pourraient se retrouver sans solution d’hébergement après l’évacuation de l’immeuble, annoncée comme imminente suite à la décision de justice ordonnant l’expulsion des occupants. Ces derniers ont fait appel, mais celui-ci n'est pas suspensif et une audience est prévue le 14 décembre prochain.

Dans un communiqué, la Ville de Lyon dénonce l’absence de propositions de relogement "dignes et durables" de la Métropole de Lyon, qui avait engagé la procédure d’expulsion. "À l’approche de l’hiver, il est inconcevable de remettre à la rue autant de femmes et d’enfants sans proposer de solutions de relogement durable", alerte le maire de Lyon, Grégory Doucet. "Ces familles ont besoin d’un toit, pas d’un campement ou d’un hébergement précaire. J’appelle chacun à se mobiliser en assumant ses responsabilités pour parvenir à un relogement" L’édile souligne également les risques sur la santé et la sécurité liés à la baisse des températures, alors que la trêve hivernale débute officiellement ce dimanche 1er novembre.

Dans son communiqué, la Ville déplore parallèlement un "désengagement progressif" de l’État et de la Métropole de Lyon dans les dispositifs d’hébergement d’urgence destinés notamment aux mineurs et aux familles isolées. Elle pointe l’avenir de la station Rockefeller. La Métropole n’aurait, à ce jour, pas acté la reconduction de ce dispositif d’accueil après le 31 décembre. Une situation qui pourrait laisser de nombreux jeunes en recours de minorité sans solution alternative en plein hiver. "Quand elle le peut, la Ville de Lyon propose des solutions d’hébergement dignes", affirme Bruno Couturier, adjoint au maire délégué aux Solidarités.

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600 places d’hébergement mobilisées par la Ville et le CCAS

La Ville de Lyon rappelle son engagement dans la lutte contre le sans-abrisme depuis 2020, bien que l’hébergement d’urgence ne relève pas de ses compétences. Selon ses chiffres, environ 300 000 nuitées ont été prises en charge depuis 2021 grâce à la mobilisation de son patrimoine immobilier et au soutien apporté aux associations. Parmi les dispositifs mis en place figure l’internat Favre, aménagé pour mettre à l’abri plus d’une centaine de jeunes issus du campement des Chartreux ce mois-ci.

Au total, environ 600 places sont actuellement mobilisées par la Ville et le Centre communal d’action sociale (CCAS), directement ou par l’intermédiaire de financements associatifs et de mises à disposition de locaux. La municipalité indique consacrer plus de 3,5 millions d’euros par an à l’hébergement d’urgence.

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