La création d’une brigade de sûreté des transports est la mesure phare du plan de sécurité 2026-2032 de la nouvelle majorité © Romane Thévenot
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TCL : les principales mesures du plan de sécurité 2026-2032

La sécurité s’impose comme l’un des marqueurs du nouvel exécutif. Adopté pour la période 2026-2032, le plan de la majorité entend répondre aux préoccupations des usagers, avec un renforcement des moyens et de la présence sur le réseau. Des choix qui ne sont pas sans susciter des débats.

 Une nouvelle brigade de sûreté des transports

La création d’une brigade de sûreté des transports est la mesure phare du plan de sécurité 2026-2032 de la nouvelle majorité, mais qui a aussi reçu le vote favorable de l’opposition de gauche au Sytral. Employé directement par RATP Dev, qui gère les modes lourds du réseau, ce service armé montera en puissance à mesure du mandat : 60 agents en 2027, 120 fin 2028 et 200 agents en 2032. Déployée en patrouilles pédestres et véhiculées, la brigade sera d’abord armée de bâtons de défense et de gaz lacrymogène, avant de pouvoir être équipée d’armes à feu si la dérogation demandée à l’État aboutie. Ses objectifs seront d’effectuer une présence dissuasive, prévenir les actes de malveillance, gérer les incidents et alerter les forces de l’ordre. Elle sera ainsi habilitée à verbaliser les individus et sera déployée sur tous les modes de transport du réseau. La présidente du Sytral, Véronique Sarselli, ne cache pas en faire un marqueur de sa politique : “La sécurité dans les transports en commun n’est pas négociable. Elle est une condition indispensable à la liberté de se déplacer”, a-t-elle scandé lors du vote.

Une création qui interroge toutefois sur l’avenir des brigades déjà en place, notamment le Service d’intervention et d’assistance (SIA) qui compte 60 agents chargés de la sécurité du réseau TCL. Alors que Gilles Gascon, élu au Sytral, promet le maintien des effectifs voire leur augmentation à 80 agents, un document interne de l’instance représentative du personnel de la RATP indique noir sur blanc que le SIA est “amené à disparaître”, ses salariés devant passer des tests psychotechniques pour intégrer la brigade ou être reclassés au contrôle de la fraude.

 La gratuité des transports pour les forces de l’ordre

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