Alors que les blocages se multiplient dans les établissements de l'agglomération lyonnaise, la présidence de l'université Lyon 1, bloquée depuis peu, opte pour un dialogue sans violence avec ses étudiants et enseignants.
Depuis près d'un mois, la colère de nombreux lycéens, étudiants et professeurs secoue la France. Et la région lyonnaise n'est pas épargnée. D'habitude peu sujette aux mobilisations de ce genre, l'université Lyon 1 Claude Bernard se voit elle aussi bloquée. "C'est un reflet de l'ampleur du mouvement", écrit son président Bruno Lina dans un courrier adressé à la communauté étudiante et universitaire. Malgré les perturbations, ce dernier opte pour le dialogue et se dit "profondément préoccupé par le mal-être de [la] jeunesse".
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"Notre société a besoin d'une jeunesse confiante et engagée"
La présidence de l'université Lyon 1 s'aligne ainsi sur celle de Lyon 2, laquelle avait indiqué en début de semaine soutenir la plupart des revendications étudiantes. Bruno Lina ne souhaite en effet pas empêcher les blocages, préférant instaurer des espaces propices à un échange serein et à double sens. Le président relève en effet les conséquences des coupes budgétaires sur l'éducation et l'enseignement à l'université. "Notre société a besoin d'une jeunesse confiante et engagée", écrit-il. C'est pourquoi il ajoute : "Je ne ferai pas appel aux forces de l'ordre pour lever les blocages". Celui-ci indique toutefois que la police pourra intervenir en cas de débordements et de violences portant atteinte aux biens et aux personnes.
Le président dit également comprendre l'inquiétude des étudiants qui ne participent pas à la mobilisation, voyant leur année perturbée. Il propose notamment d'adapter les méthodes et les modalités de contrôles, quitte à "recentrer le temps d'enseignement sur les aspects les plus fondamentaux". En conclusion, il appelle les personnes mobilisées à créer les meilleures conditions pour faciliter l'organisation de débats apaisés. "Je suis convaincu que le véritable enjeu est une mobilisation de toute notre communauté pour construire notre avenir commun".
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