La résidence Égérie sera au coeur du quartier des Gratte-Ciel. @CL

Villeurbanne : la première pierre de la résidence Égérie, au cœur de l’extension des Gratte-Ciel, a été posée

Ce vendredi 16 octobre, la première pierre de la résidence Égérie, dans la ZAC Gratte-Ciel centre-ville à Villeurbanne, a été posée. Le programme prévoit 207 logements, près de 3 874 m2 de commerces et plus de 4 000 m2 de bureaux près des deux tours.

La résidence Égérie aura nécessité du temps avant de sortir de terre, mais elle prend vie. Ce vendredi 16 octobre, la première pierre de ce programme immobilier a été posée en présence du maire de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael, de Nicole Sibeud, vice-présidente de la Métropole de Lyon chargée de l’urbanisme, et de représentants de Cogedim et de la Société d’équipement du Rhône et de Lyon (SERL).

Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne, et Nicole Sibeud, vice-présidente de la Métropole de Lyon, ont posé une première pierre symbolique. @CL

Située dans la ZAC Gratte-Ciel centre-ville, cette opération constitue le macro-lot A du projet de "doublage" du centre-ville de Villeurbanne. Elle prévoit la construction de 207 logements, de plus de 4 000 m² de bureaux et de 3 874 m² de commerces sur le socle. Les travaux ont officiellement débuté en décembre 2025.

Projection de la résidence Égérie, dans le quartier des Gratte-Ciel, à Villeurbanne. @Cogedim

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"On est en train de construire l’une des utopies de la Métropole"

Pour Cédric Van Styvendael, la résidence Égérie s’inscrit dans la continuité d’un projet urbain historique. "100 ans après, on est en train de construire l’une des utopies de la Métropole, avec ces gratte-ciels voulus par Lazare Goujon", a déclaré le maire, faisant référence à l’ambition des bâtisseurs du centre-ville historique.

Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne. @CL

La ZAC Gratte-Ciel centre-ville, dont le projet a débuté en 2011, doit transformer le cœur de la commune. Le projet porte sur huit hectares, dont 2,7 hectares d’espaces publics. À terme, il doit accueillir environ 900 logements supplémentaires, près de 40 commerces et 200 emplois, ainsi que de nouveaux équipements publics. "C’est le seul projet en France, parmi les vingt plus grandes villes, où l’on double le centre-ville", a souligné Cédric Van Styvendael. L’objectif est de répondre à la croissance démographique de Villeurbanne : "On est passés de 80 000 habitants à l’époque de la construction des Gratte-Ciel à environ 163 000 aujourd’hui", nous indique l’édile villeurbannais.

Le maire a également insisté sur les enjeux liés à la réalisation de ce nouveau quartier. "Il faut que l’on trouve des acquéreurs pour ces logements. Ça ne peut pas être des biens de spéculation", a-t-il affirmé, rappelant l’importance de proposer des logements accessibles, adaptés aux personnes à mobilité réduite et capables de répondre aux évolutions climatiques.

La résidence Égérie proposera une offre allant du studio au T5. 102 logements seront proposés en accession libre, 17 en BRS avec la Foncière Orsol et 88 logements locatifs sociaux seront gérés par CDC Habitat. Les bâtiments ont été conçus par trois cabinets d'architecture : Vera & Associés Architectes, Cosa Architectures et Taite Paillet Architectes. Les appartements bénéficieront de balcons ou de terrasses. Certains espaces extérieurs pourront atteindre 50 m², tandis que des duplex allant jusqu’à 106 m² sont prévus aux derniers étages. Un rooftop doit également compléter les espaces de vie de la résidence.

Nicole Sibeud, vice-présidente de la Métropole de Lyon, a salué un projet permettant de "maintenir un équilibre commercial entre Gratte-Ciel ancien et Gratte-Ciel nouveau", en mettant aussi en avant les ambitions environnementales de l’opération, qui s’inscrit dans la volonté métropolitaine de relancer la production de logements.

Les fondations des six bâtiments résidentiels sont désormais réalisées, tandis que celles du bâtiment destiné aux bureaux restent à effectuer. @CL

Un projet pensé pour les fortes chaleurs

La conception de la résidence intègre plusieurs dispositifs destinés à améliorer le confort des habitants, en partie pendant les périodes de fortes chaleurs. La majorité des appartements bénéficiera de plusieurs orientations afin de favoriser la ventilation naturelle. Des brise-soleil orientables, une isolation en laine de bois, des façades claires et des brasseurs d’air doivent contribuer à limiter la surchauffe. Le chauffage et la production d’eau chaude seront assurés par le réseau de chaleur urbain, alimenté à 72% par des énergies renouvelables. "On espère que ces bâtiments seront adaptés aux conditions climatiques", a déclaré Cédric Van Styvendael, en évoquant notamment les brise-soleil, les brasseurs d’air et les efforts d’isolation prévus.

Du côté du promoteur, Matthieu Mayer, directeur général délégué de Cogedim Sud, reconnaît que le projet a nécessité plusieurs ajustements. "On peut dire que c’est un long accouchement, mais ce sera un bel accouchement", a-t-il estimé, évoquant à la fois l’architecture, l’histoire du quartier et l’adaptation des logements aux usages actuels. Il a également souligné les contraintes liées au pouvoir d’achat des acquéreurs. "Leur budget a baissé de 25 % en moins d’un an. Donc il a fallu retravailler la conception des logements, faire des logements un peu plus petits et adaptés aux ménages."

La livraison de la résidence Égérie est annoncée à partir du premier trimestre 2028. La fin du projet de transformation du centre-ville de Villeurbanne, elle, est prévu pour 2031.

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