Ruban rose
Octobre rose. @Pexels

Une étude lyonnaise établit un lien entre des polluants atmosphériques et le cancer du sein

Menée par le Centre Léon Bérard à Lyon, l’étude "XENAIR" fait un lien entre l’exposition à plusieurs polluants dans l’air et le risque de cancer du sein. Chez les femmes les plus exposées, le risque serait jusqu’à 60% plus élevé que chez celles dont l’exposition est la plus faible.

La pollution de l’air pourrait jouer un rôle dans le risque de cancer du sein. C’est ce que révèle l’étude "XENAIR", menée depuis 2016 par la professeure Béatrice Fervers, directrice du département prévention cancer et environnement du Centre Léon Bérard, à Lyon. Celle-ci s’est appuyée sur les données de plus de 10 000 femmes : plus de 5 000 ayant déclaré un cancer du sein entre 1990 et 2011 et plus de 5 000 autres n’ayant pas développé la maladie.

Selon les derniers résultats communiqués par la Fondation ARC, qui finance ces études, en ce mois d’Octobre Rose, les femmes les plus exposées à plusieurs polluants atmosphériques ont un risque de cancer du sein jusqu’à 60% supérieur à celui des femmes les moins exposées. Les chercheurs soulignent toutefois que ces résultats ne signifient pas que la pollution est l’unique responsable de la maladie.

Les premiers résultats de l’étude, publiés en 2022, avaient déjà mis en évidence cinq polluants : le dioxyde d’azote (NO₂), les particules fines PM10 et PM2,5, le benzo(a)pyrène et le PCB153. Les études les plus récentes ont analysé l’exposition simultanée à plusieurs polluants. "Nos derniers résultats ont montré une augmentation du risque chez les femmes exposées simultanément à des niveaux élevés de plusieurs polluants, notamment le NO₂, le PCB et les PM en milieu urbain dense (métropoles de Lyon et de Paris)", explique Béatrice Fervers. "Ces résultats suggèrent que réduire les niveaux de concentrations dans l’air de ces quatre polluants permettrait de contribuer à diminuer le risque de cancer du sein", ajoute la professeure.

L’équipe de Béatrice Fervers souhaite maintenant étudier de nouveaux polluants, notamment les PFAS, et développer une plateforme permettant de reconstituer les expositions environnementales individuelles sur plusieurs décennies.

Lire aussi : Ces chercheurs lyonnais travaillent sur les cancers du sein les plus agressifs

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut