Les salariés des neuf journaux du groupe Ebra, dont Le Progrès à Lyon, sont appelés à la grève ce vendredi 9 octobre pour protester contre un plan de départs volontaires visant jusqu'à 400 postes et le recours accru à l'intelligence artificielle.
Les salariés des neuf journaux régionaux du groupe de presse Ebra, dont ceux du Progrès à Lyon, propriété du Crédit mutuel, sont appelés à faire grève vendredi contre un plan de suppression de postes et l'usage accru de l'intelligence artificielle (IA), a appris l'AFP de sources syndicales.
En plus du Progrès, Ebra (Est Bourgogne Rhône-Alpes) édite Le Dauphiné libéré (Grenoble), Le Bien public (Dijon), Le Journal de Saône-et-Loire (Chalon-sur-Saône), L'Est républicain (Nancy), Le Républicain lorrain (Metz), Vosges Matin (Épinal), L'Alsace (Mulhouse) et Les Dernières nouvelles d'Alsace (Strasbourg), des titres qui couvrent au total 23 départements.
400 postes menacés
"Ce sera la première fois qu'il y aura une grève le même jour, et c'est aussi la première fois qu'il y a un plan de cette ampleur, qui touche tous les salariés", a noté Delphine Banas, déléguée syndicale SNJ-CGT au Républicain lorrain. Le groupe Ebra, dont les ventes au numéro et les abonnements ont été divisés par deux en dix ans, a annoncé fin juin un plan de départs volontaires visant jusqu'à 400 postes sur ses quelque 3.200 salariés.
Comme la plupart des titres de presse, ses journaux subissent l'érosion de leur diffusion papier ainsi que la baisse de leurs revenus publicitaires. La perte opérationnelle du groupe a dépassé les 10 millions d'euros en 2025, souligne la direction, bien que, pointent les syndicats, la maison-mère Crédit mutuel ait dégagé un résultat net de 4,8 milliards.
La direction, qui a indiqué mercredi à l'AFP avoir "pris acte de cet appel à la grève, lancé par une partie des organisations syndicales", entend compenser ces réductions d'effectifs par l'automatisation de tâches, notamment d'édition, à l'aide d'outils d'IA. "Introduire massivement dans nos contenus une information bidouillée par l'intelligence artificielle, repérable en deux coups de cuillère à pot par n'importe qui, c'est donner des arguments à ceux qui contestent le rôle fondamental de la presse traditionnelle", a commenté dans un communiqué le Syndicat national des journalistes (SNJ) de L'Est républicain et de Vosges Matin.
"Ce n'est ni tenable, ni réaliste"
"La direction souhaite faire mieux avec moins : ce n’est ni tenable, ni réaliste. L’intégration de l’IA affecte la nature même du métier de journaliste, et sa pratique au quotidien" estime le SNJ du Progrès et des autres titres du groupe. Au Progrès, l'objectif du PSE est de supprimer 60 postes, dont 49 dans les différentes rédactions du journal. A contrario, 23 postes seraient créés.
"Les directions des titres du Groupe restent disponibles et à l'écoute pour échanger avec les représentants du personnel jusqu'au terme" de la procédure d'information-consultation, qui doit s'achever fin novembre, indique par ailleurs le groupe Ebra.

Salut le SNJ du Progrès ! 🙂
Alors ? Des problèmes parce que le système monétaire recherchant naturellement la rentabilité (la même que pour vos propres porte-monnaies individuels) va engendrer la disparition du journalisme ?
Dites... vous avez manifesté lorsqu'aux élections législatives vos chefs vous ont demandé de ne pas parler des candidats postmonétaires, de faire "un travail de sabotage" de ces candidatures (erreur systématique dans le nom du site internet de ces candidats + aucune présentation de leurs idées) ?
"Que ce soit en politique ou en écologie, lorsqu'on tue la diversité on laisse la place aux ravageurs".
Assumez 🙂