Reçus ce jeudi 1er octobre par la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, les syndicats du SDMIS ont alerté sur la série de cambriolages dans les casernes du Rhône.
Depuis le début du mois d’août, une douzaine de casernes de sapeurs-pompiers ont été victimes d’un cambriolage dans le Rhône. Le dernier en date s’est produit à Tassin-la-Demi-Lune, dans la nuit du 16 au 17 septembre. Du matériel de désincarcération a été volé alors que des pompiers de garde se trouvaient à l’intérieur de la caserne.
Ce jeudi 1er octobre, à l’occasion de leur première rencontre avec la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, les représentants du SDMIS ont fait part de leur inquiétude. "Nous pensions au départ que la situation allait s’atténuer. Au final, c’est en train de s’empirer", estime Rémy Chabbouh, porte-parole du syndicat Sud-SDMIS et délégué national.
"On appréhende le moment où il y aura une confrontation"
Pour le syndicaliste, l’évolution des méthodes employées par les cambrioleurs est particulièrement préoccupante. "On a des situations de plus en plus graves, avec des voitures bélier. Il y a déjà eu des braquages avec l’utilisation de notre matériel de désincarcération. C’est du grand banditisme", affirme-t-il.
Le cas de Tassin-la-Demi-Lune a notamment été évoqué, puisque pour la première fois, des sapeurs-pompiers se trouvaient sur place au moment du cambriolage. "Au départ, ils cambriolaient sans pompiers dans la caserne, mais avec le cas à Tassin, où il y avait des pompiers, on appréhende le moment où il y aura une confrontation entre nos collègues et les voleurs", poursuit Rémy Chabbouh. "Le matériel de désincarcération est vital. Il sert à extirper des corps, parfois sans vie", rappelle le représentant syndical.
Pas d’annonce pour le moment
Pour rappel, un plan de sécurisation des casernes a été élaboré à la demande du préfet du Rhône Étienne Guyot et du président du conseil d’administration du SDMIS Serge Delaigue, le 15 septembre dernier. Il prévoit une meilleure protection du matériel de secours routier, l’installation de dispositifs de détection supplémentaires et des inspections menées par les référents sûreté de la police et de la gendarmerie. Des patrouilles renforcées doivent également être déployées aux abords des casernes.
À l’issue de la réunion de ce jeudi, aucune annonce concrète n’a été faite par Véronique Sarselli. Selon Rémy Chabbouh, la présidente de la Métropole a pris en compte les revendications exposées, tout en demandant d’attendre la préparation du prochain budget.
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