Après les incidents survenus mardi 29 septembre aux abords du lycée Jacques-Brel à Vénissieux, des enseignants et personnels mobilisés annoncent refuser de reprendre le travail tant que la sécurité des élèves et des personnels ne sera pas assurée.
La mobilisation a fait des dégâts au lycée Jacques-Brel de Vénissieux. Dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre, des enseignants et personnels de l’établissement reviennent sur les incidents survenus mardi matin aux abords du lycée et dénoncent l’intervention des forces de l’ordre.
Selon eux, les premières tensions seraient apparues vers 7h40, alors que quelques pétards avaient été tirés et que des appels au blocage avaient été lancés dans le cadre du mouvement social. Les personnels affirment que la police aurait rapidement fait usage de gaz lacrymogènes sur des élèves, dont "l’extrême majorité" serait mineure. Ils évoquent plusieurs interpellations d’élèves, dont de jeunes qui auraient filmé. "Certains d’entre eux font état de séquelles physiques et de passages à l’hôpital après leur arrestation", écrivent-ils.
Face à la dégradation de la situation, plusieurs enseignants affirment avoir demandé à la direction de fermer l’établissement. Ils indiquent que le lycée a ensuite été la cible de projectiles et de départs d’incendie aux abords, "certains vraisemblablement déclenchés par les grenades lacrymogènes des forces de l’ordre" selon eux. À l’intérieur, les cours auraient également été fortement perturbés. D’après les personnels mobilisés, la direction aurait finalement décidé de fermer l’établissement à 13h29, soit "plus de 3h après nos premières demandes".
"Nous refusons de reprendre le travail"
Dans leur communiqué, les enseignants et personnels se disent "écoeurés et indignés face à de telles méthodes". Ils mettent en cause à la fois l’intervention des forces de l’ordre, le manque de moyens dont souffrirait l’établissement et la décision de la direction de maintenir le lycée ouvert malgré les incidents.
Les personnels demandent "l’arrêt des violences policières", "la libération immédiate des élèves placés en garde à vue et l’abandon des poursuites contre les jeunes interpellés", "une politique éducative à la hauteur des besoins", "une journée de cours banalisé pour échanger et prendre le temps d’apaiser la situation", ainsi qu’une audience au Rectorat pour présenter les revendications des lycéens. "Nous refusons de reprendre le travail tant que la sécurité de nos élèves et la nôtre ne seront pas assurées", concluent-ils.
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