Après l’annulation des élections municipales de Vénissieux, l’ancienne maire communiste Michèle Picard se projette déjà vers un nouveau scrutin. Dans un message adressé aux habitants, elle estime que la décision de justice lui "donne raison" et annonce qu’elle est prête à repartir en campagne.
"25 voix d’écart, 20 000 abstentions, et une liste frauduleuse… le tribunal me donne raison." Au lendemain de l’annulation des élections municipales de Vénissieux, Michèle Picard réagit vivement à la décision du tribunal administratif de Lyon. Le scrutin de mars, remporté de 25 voix par Idir Boumertit, a été annulé en raison des irrégularités relevées sur la liste menée par Quentin Taïeb, qui a également été déclaré inéligible pendant deux ans.
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Dans son message adressé aux Vénissians, l’ancienne maire estime que "le scrutin n’a pas été sincère" et considère que "les fraudeurs sont sanctionnés". Elle rappelle également que la situation n’est pas sans précédent, faisant référence à l’annulation du scrutin de 2014. Mais Michèle Picard regarde déjà vers la prochaine élection. "Et maintenant ? Vous allez pouvoir revoter !", écrit-elle, appelant les habitants à choisir une "ville apaisée", une "gestion saine" et "une ville du concret et de la citoyenneté".
Dans son communiqué, Michèle Picard rappelle par ailleurs que la Ville avait signalé les agissements de Quentin Taïeb dès les premières inscriptions qu’elle jugeait frauduleuses, en 2025. Elle dénonce également la réaction d’Idir Boumertit et l’accuse de s’en prendre aux auteurs du recours plutôt que de "dénoncer l’extrême-droite".
L’ancienne maire annonce surtout vouloir repartir au combat. "Dès aujourd’hui, nous nous lançons dans une grande aventure. Nous avons l’expérience, nous sommes prêts", assure-t-elle, tout en invitant les Vénissians à participer à cette nouvelle campagne.
Idir Boumertir a annoncé son intention de faire appel de la décision, tout en expliquant être prêt, si nécessaire "à retourner devant les électeurs". Comme il s'agit d'un litige électoral, le seul recours possible est de porter l'affaire devant le Conseil d'Etat, qui devrait mettre plusieurs mois à prendre une décision. S'il confirmait ensuite l'annulation de l'élection, un nouveau scrutin devra être organisé dans un délai rapproché, un casse-tête avec la présidentielle en avril et début mai.

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