Un premier data center pourrait voir le jour dans l’Ain, au Parc industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA), à Blyes. Le projet prévoit une infrastructure de 46 000 m² et une puissance électrique de 130 MW.
Un data center pourrait prochainement s’implanter à Blyes, sur le Parc industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA). La société PIPA-DC1 a déposé une demande d’autorisation environnementale auprès des services de l’État. Le projet prévoit la construction d’un centre de données de 46 000 m² avec une puissance électrique annoncée de 130 MW. L’infrastructure serait divisée entre une zone consacrée à l’intelligence artificielle et une autre dédiée au stockage de données.
L’impact environnemental au coeur des interrogations
Le refroidissement des serveurs constitue l’un des principaux points de vigilance. Le projet prévoit 108 groupes frigorifiques fonctionnant avec un refroidissement à l’air et à l’eau en circuit fermé. Le maître d’ouvrage estime que cette technologie serait économe en eau. Jusqu’à 250 000 m3 d’eau par an devraient être prélevés dans la nappe phréatique. Il faudra donc obtenir une autorisation préfectorale de prélèvement dans la nappe.
L’autre point important repose sur l’importante consommation électrique du futur data center. Avec une puissance de 130 MW, il fonctionnerait en continu. En cas de coupure d’électricité, le projet prévoit 74 groupes électrogènes. Leur fonctionnement nécessiterait le stockage de 2 366 tonnes de fioul et de 954 tonnes d’huiles végétales.
L’impact environnemental du projet fait ainsi déjà l’objet de plusieurs interrogations dans le cadre d’une consultation publique lancée le 6 juillet dernier. Les inquiétudes portent sur les émissions de gaz à effet de serre, les nuisances sonores, le risque d’îlot de chaleur ou encore les conséquences du projet sur l’environnement. Le dossier estime les émissions de CO2 à 4,4 millions de tonnes sur 50 ans.
Le début du chantier prévu pour 2030
Malgré ces interrogations, le président du Syndicat mixte du parc industriel de la Plaine de l’Ain (SMPIPA), Jean-Louis Guyader a affirmé dans les colonnes du Progrès que ce projet rentrait dans le cadre de "la réindustrialisation de la France et la souveraineté numérique du pays face à l’intelligence artificielle".
Le projet n’est toutefois pas encore définitivement autorisé. La consultation du public doit se poursuivre jusqu’au 6 octobre, avant que les services de l’État ne poursuivent l’instruction de la demande d’autorisation environnementale. Selon le calendrier actuellement envisagé, le chantier pourrait débuter à partir de 2030, uniquement si tous les feux sont au vert.
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