La 383e cérémonie du Vœu des Échevins s’est tenue ce mardi 8 septembre à la basilique de Fourvière. Élus, représentants de l’État et personnalités lyonnaises se sont retrouvés pour célébrer cette tradition datant de 1643.
Il est 17h30 lorsque les portes de la basilique Notre-Dame de Fourvière se ferment pour laisser place à la cérémonie du Vœu des Échevins, ce mardi 8 septembre. L’archevêque de Lyon, Monseigneur Olivier de Germay débute l'événement, placé sous le signe de l’audace, en prononçant un discours mêlant remerciements, promotion de la paix dans le monde et regain de la foi chez les nouvelles générations. Il a également pris parti sur l'Intelligence Artificielle, en s'inquiétant que la société ne s'affaiblisse et ne crée que des "zombies".
Pour cette 383e édition, plusieurs représentants des institutions lyonnaises ont répondu présents. Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, le préfet du Rhône Étienne Guyot ou encore le gouverneur militaire de Lyon Alain Lardet étaient présents. Des élus ont également fait le déplacement, parmi lesquels Jean-Michel Aulas et Thomas Rudigoz, maire du 4e arrondissement. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a choisi de ne pas assister à la cérémonie religieuse. Il est toutefois venu à Fourvière à l’issue de la messe.

"Un événement qui s’inscrit dans une longue histoire"
Cette présence des différents échelons politiques est particulièrement soulignée par Mgr Olivier de Germay. "Cette année tous les représentants de la cité sont présents. C’est une chance d’avoir tout le monde de manière apaisée."
Le Vœu des Échevins remonte au 8 septembre 1643. Alors que la peste frappe la ville, le prévôt des marchands et les quatre échevins (équivalent des conseillers municipaux) montent à Fourvière et promettent de revenir chaque année assister à une messe, offrir sept livres de cire blanche et un écu d’or si Lyon est épargnée. Le mal recule peu après. Depuis, le rendez-vous est répété chaque année.
Pour Mgr Olivier de Germay, "c’est un événement qui s’inscrit dans une longue histoire. Ce que nous vivons ici à Fourvière s’inscrit dans des racines profondes. Les jeunes ont besoin de ces repères. Cette fête crée un lien entre l’Église et les élus. C’est important d’entretenir cette relation."

Alain Mérieux remet l’écu d’or à l’archevêque
Autre moment fort de la cérémonie : la remise de l’écu d’or à Mgr Olivier de Germay par Alain Mérieux. "C’est très naturellement que j’ai accepté de remettre l'écu d'or. Lyon est la ville de mes racines. Et à Fourvière, j'ai des tas de raisons d'aimer l'endroit", a expliqué le président et fondateur de BioMérieux. Un choix assumé par l’archevêque de Lyon, qui rappelle l’engagement d’Alain Mérieux dans "la lutte contre les maladies infectieuses dans les pays les plus pauvres".
Après l’écu d’or, le cierge de sept livres de cire blanche est remis à l’archevêque par la paroisse Antoine Chevrier, fondateur de l'Institut Prado au XIXe siècle.
Lyon bénie devant plusieurs centaines de personnes
"Nous vous recommandons, Ô Marie, tous ceux qui portent la responsabilité de notre Cité". Vers 19h15, Mgr Olivier de Germay procède à la bénédiction de Lyon devant plusieurs centaines de personnes venues à Fourvière. Trois coups de canon retentissent sur la colline. Lyon est officiellement bénie.
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