Le géant américain du commerce en ligne Amazon a désormais l'autorisation d'engager des travaux d'agrandissement pour son centre de distribution à Montélimar, dans la Drôme.
Après Mably et Colombier-Saugnieu, Amazon entreprend une nouvelle marche en avant et investit encore en Auvergne-Rhône-Alpes. L'entreprise a reçu le feu vert de la part de la ville de Montélimar. Désormais, elle peut engager des travaux pour doubler la surface de son entrepôt logistique. Située au sud de la ville, rue Joseph Lagarde, l'infrastructure occupe déjà une surface de 36 000 mètres carrés.
Des travaux permettraient de rajouter un étage à la structure déjà existante, construite en 2010. Le site logistique de Montélimar est d'ailleurs le premier d'Amazon à avoir vu le jour en Auvergne-Rhône-Alpes. Il atteindrait donc une surface totale d'environ 70 000 mètres carrés. La plateforme de commerce en ligne ne construit pas seulement des murs, elle les réutilise et les agrandit.
Une expansion à vitesse grand V assumée
Avec ce nouveau projet, Amazon investit et construit encore plus en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette nouvelle construction fait suite à la reprise d'un entrepôt de 50 000 mètres carrés à Mably, au nord de Roanne, ou encore à la construction d'un site de 180 000 mètres carrés à Colombier-Saugnieu, inauguré en juillet dernier près de l'aéroport Saint-Exupéry.
C'est le résultat concret d'un plan d'investissement sur trois ans (2026-2028), annoncé en grande pompe lors du sommet Choose France en juin dernier par Amazon. L'entreprise y évoquait l'injection de 15 milliards d'euros d'investissements en France et la création de 7 000 emplois en CDI.
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Des promesses, et des frictions
Investissement, création d'emplois, construction ou bien rénovation, tout marche chez Amazon. Néanmoins, l'arrivée du géant américain spécialisé dans le commerce en ligne en France provoque certaines crispations.
En mai 2016, un mouvement de grève touchait trois des quatre sites logistiques français d'Amazon (Chalon-sur-Saône, Douai et Montélimar), à l'appel de la CGT. La revendication portait alors sur une hausse significative des salaires. Deux ans plus tard, en avril 2018, un rapport de 217 pages du cabinet d'experts-comptables Syndex, pointait les risques physiosociaux provoqués par l'entreprise à Montélimar.
Cela signifie que le rapport mettait en cause une situation pouvant nuire à la santé physique et psychologique des salariés. Parmi les 800 salariés alors présents, 256 ont répondu à des questionnaires et des entretiens : 70 % déclaraient être en état de stress au travail et 74 % disaient ressentir des douleurs qu'ils pensaient dues à leur travail.
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