Alors que la première étape de rénovation du crématorium de Lyon vient de se terminer, une seconde phase visant à remettre sur pieds l'une des salles de cérémonie vient de débuter.
Construit en 1913, le crématorium de Lyon (8e arr.) n'avait pas subi de véritables travaux de rénovation depuis un siècle. C'est désormais chose faite. Ce jeudi 9 juillet, élus et membres du service funéraire se sont pressés au cimetière de la Guillotière pour inaugurer le bâtiment rénové. Après plus d'un an et demi de travaux, l'extérieur du bâtiment semble aujourd'hui comme neuf.
Appartenant à la municipalité, le crématorium de Lyon est l'un des trois seuls crématoriums historiques encore en activité en France. Un joyau rare, que souhaite préserver l'édile écologiste de Lyon, tant pour son aspect patrimonial que pour sa dimension sociale. "Le crématorium est un service public essentiel. Essentiel parce qu'il touche à l'intime, essentiel parce qu'il concerne toutes les familles, quelque soit leurs origines, leurs croyances, leurs ressources, leurs histoires", souligne Grégory Doucet, indiquant que la crémation représente aujourd'hui près de la moitié des obsèques de la ville.
Réfection du dôme, des facades, de l'étanchéité
Pour garantir "la dignité pour tous", la Ville de Lyon a notamment engagé une tarification des concessions, tenant compte des revenus des familles. "Parce que la sépulture digne ne doit pas dépendre de la situation économique de chacun", indique Grégory Doucet. Mais la sépulture digne passe également par l'état des lieux qui l'accueille. "Cela suppose de moderniser nos équipements avec la rénovation du crématorium, la mise à niveau des fours, les projets de jardins funéraires, l'amélioration de l'accueil au public, la végétalisation des espaces", liste l'élu.
C'est pourquoi la Ville de Lyon avait décidé de lancer un chantier, visant à remettre sur pied l'édifice. Parmi les parties rénovées : le dôme, qui présentaient alors des fragilités importantes, les éléments de toiture, les charpentes, mais aussi les façades. Un travail minutieux, réalisé pierre par pierre pendant plus d'un an et demi : "Ce qui devait être au début une opération plus limitée est devenu une opération d'ampleur", souligne Grégory Doucet. Un projet rendu d'autant plus complexe de par la forme d'origine du bâtiment, ayant notamment conduit les artisans à installer une par une, les quelque 13 000 carrés d'ardoises venant décorer et étanchéiser le bas du dôme.
Un travail long et technique, qui devrait néanmoins permettre au crématorium de résister à la prochaine décennie. "Dans ce projet nous avions pour impératif de respecter l'historique technique du bâtiment et de mettre en oeuvre un équipement pérenne et qualitatif", explique l'un des maîtres d'oeuvre en charge du projet.

Place aux travaux intérieurs
Mais malgré ces travaux d'ampleur, le chantier n'est pas terminé. Après avoir redonné vie à l'extérieur du bâtiment, les compagnons devront désormais s'attaquer à l'intérieur de l'édifice. A commencer par la salle de cérémonie Edouard Herriot, qui devrait être repensée et rénovée d'ici l'automne 2027. L'idée ? Retrouver l'image originale de la salle, telle qu'elle était à sa création, tout en l'améliorant sur certains aspects techniques. "C'est un espace qui doit rester très humain puisqu'il accompagne les proches. C'est aussi un espace de 150 m2 qui rassemble une tonne de contraintes techniques", explique Mélanie Paye, programmiste en charge du projet chez Kaléido'scop.
Parmi les points d'amélioration, les maitres d'oeuvre souhaitent notamment repeindre la coupole, restaurer le mobilier et les murs, transformer les assises et le catafalque, mais aussi traiter l'acoustique de la salle. "Il y a vraiment un traitement d'acoustique à faire parce que là actuellement ça résonne et ce n'est pas agréable", précise Mélanie Paye. En parallèle, la programmatrice imagine proposer des projections lors des cérémonies. "Nous voulons faire des projections sur le dôme pour pouvoir mettre en lumière des images qui seraient choisies par les familles", explique-t-elle.

Les études sont actuellement en cours, les travaux devraient débuter d'ici mars ou avril prochain, pour une livraison estimée à l'automne 2027.
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Pour une fois que Greg est en accord avec l'histoire locale. Encore un effort et les autochtones vont le tolerer avant la fin de son ultime mandat. Une gageure pour un parisien !