Suite à la réunion qui s’est tenue ce vendredi matin entre les élus municipaux Cœur lyonnais, Jean-Michel Aulas, président du groupe, et Laure Cédat, vice-présidente, ont proposé leur retrait de la gouvernance "pour préserver l’unité du collectif."
Après que le groupe Cœur lyonnais au conseil municipal de Lyon s’est réuni ce vendredi matin, Jean-Michel Aulas, son président, et Laure Cédat, sa vice-présidente, ont proposé de se mettre en retrait de la gouvernance du groupe "pour préserver l’unité du collectif."
Cette décision intervient après qu’une plainte pour viol sous soumission chimique a été déposée le 13 mai contre l’ancien directeur de communication de Jean-Michel Aulas durant la campagne des élections municipales 2026, Roman Abreu, par une jeune militante de Génération Aulas. L’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Laure Cédat et Emmanuel Imberton avaient été informés de l’accusation de viol en février, pour des faits qui se seraient déroulés au mois de janvier à Lyon.
Dans un court communiqué diffusé ce vendredi, les élus du groupe Cœur lyonnais, "bouleversés", ont tenu, au cours de la réunion, "à faire part de leur entier soutien à la victime présumée des faits de viol, récemment dévoilés par la presse et qui se seraient déroulés pendant la campagne électorale." Et d’ajouter : "Les élus saluent le courage de la plaignante et la force de sa démarche. Ils tiennent à rappeler leur attachement à la libération de la parole des femmes, à la lutte contre toutes les violences sexistes et sexuelles. Ils font toute confiance à la justice pour faire la lumière dans les plus brefs délais sur cette douloureuse affaire."
Le groupe indique enfin qu’une nouvelle réunion des élus se tiendra "la semaine prochaine, pour acter d’une gouvernance transitoire."
Aulas et Cédat refusent toujours de se retirer à la Métropole de Lyon
Une proposition qui peut surprendre puisque Jean-Michel Aulas et Laure Cédat, ainsi qu'Emmanuel Imberton, ont refusé ce jeudi de se mettre en retrait de leurs fonctions à la Métropole de Lyon, comme leur avait demandé la présidente LR, Véronique Sarselli, quelques heures après les révélations. La majorité métropolitaine s’est par ailleurs réunie en urgence jeudi soir pour évoquer l’affaire. "Nous ne pouvons accepter cette demande de retrait" car "nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire en cours", écrivait hier Jean-Michel Aulas, premier vice-président de la collectivité, dans un communiqué commun avec Laure Cédat, vice-présidente à la culture.
À nos confrères du Progrès, Jean-Michel Aulas et Laure Cédat estimaient cette sanction "totalement illégitime." Et de poursuivre : "Nous n'avons jamais minimisé ni caché quoi que ce soit. Dès que nous avons su, nous avons été aux côtés de la victime."
Pierre Oliver quitte Cœur lyonnais
Dans la foulée, le maire LR du 2e arrondissement, Pierre Olivier, a annoncé quitter le mouvement. "À la suite de la réunion de Cœur Lyonnais qui s’est tenue ce jour, les élus du 2e arrondissement et moi-même avons pris la décision de quitter le groupe "Cœur Lyonnais" au Conseil municipal de Lyon", écrit-il sur X ce vendredi.
Pierre Oliver a été suivi quelques heures plus tard par les conseillers municipaux Horizons Emmanuel Hamelin, Samuel Soulier (maire du 6e arrondissement) et Nina Bouffet.

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