De gauche à droite : Fabien Rossetti, Olivier Tillement, Augustin Tillement et François Lux, fondateurs de la start-up TherAguix, dans les locaux de l’iLM. ©photos : Eric Le Roux / Direction de la communication Lyon 1 Université
De gauche à droite : Fabien Rossetti, Olivier Tillement, Augustin Tillement et François Lux, fondateurs de la start-up TherAguix, dans les locaux de l’iLM. ©photos : Eric Le Roux / Direction de la communication Lyon 1 Université

Cancer : la technologie lyonnaise AGulX relance ses essais cliniques aux États-Unis

Les essais cliniques de la technologie lyonnaise AGulX, visant à améliorer l'efficacité de la radiothérapie sur certains cancers, vont reprendre aux Etats-Unis.

En 2010, une équipe de scientifiques de l'Institut Lumière Matière Lyon 1 imaginaient AGulX : une technologie alliant imagerie et thérapie, capable d'améliorer l'efficacité de la radiothérapie sur certains cancers particulièrement difficiles à traiter. Malgré des premiers essais encourageants en France et aux Etats-Unis, la start-up produisant la technologie avait été placée en redressement judiciaire en 2025, forçant une interruption temporaire des essais.

Les chercheurs à l'origine de la particule avaient finalement décidé de monter une nouvelle start-up pour reprendre les actifs, les données cliniques, la propriété intellectuelle, et les stocks de médicament. Près d'un an plus tard, la start-up vient d'obtenir les autorisations nécessaires à la reprise des essais de phase II aux États-Unis, avec des équipes de la Harvard Medical School, du Brigham and Women’s Hospital et du Dana-Farber Cancer Institute, à Boston

Deux types d’essais cliniques randomisés sont ainsi poursuivis aux Etats-Unis pour évaluer le traitement des métastases cérébrales et des cancers du pancréas et du poumon. En parallèle, des échanges ont été engagés pour relancer un des essais cliniques, notamment avec l'Institut Gustave Roussy de Villejuif, le Centre Paul Strauss de Strasbourg et le Centre Georges-François Leclerc de Dijon.

AGulX c'est quoi ?
Cette technologie se présente sous la forme d'une nanoparticule d'environ 5 millimètres. Cette dernière présente la particularité de se concentrer préférentiellement dans les tumeurs, d’y amplifier localement l’effet des rayonnements ionisants, puis d’être éliminée par voie rénale en quelques jours. "L'idée, avec notre technologie AGuIX, c’est de réussir à améliorer l’efficacité de la radiothérapie dans ces tumeurs sans endommager les tissus sains environnants et d’obtenir ainsi une efficacité supérieure pour une même dose de radiothérapie", explique François Lux, chercheur à l’iLM et co-inventeur d’AGuIX.

Lire aussi : Cancer du pancréas : des chercheurs et scientifiques lyonnais font une avancée majeure

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