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Dans les coulisses de la LDLC Arena de Lyon

Comment passer, en une nuit, d’une scène formatée pour un match européen de basketball à une scène taillée sur mesure pour Julien Doré ? C’est tout le défi des équipes de la LDLC Arena, la plus grande salle omnisports et de spectacles lyonnaise. Immersion.

Vendredi 3 avril, 22 h 30. Les 9 000 spectateurs du match Asvel-Olympiakos commencent à quitter leurs sièges. Les lumières du match s’éteignent encore sur les maillots blancs et rouges, les derniers commentateurs plient bagage, les agents de sécurité canalisent les flux vers les sorties. La LDLC Arena se vide. Mais dans les couloirs et les recoins techniques, quelque chose commence. Quelque chose d’invisible au public, de parfaitement huilé pour les équipes : la grande bascule.

D’ici le lendemain soir, à la même heure, 12 700 personnes entreront dans cette même salle pour voir le chanteur pop Julien Doré. Ce qui était un temple du basket il y a quelques heures sera devenu une cathédrale du son.

Une salle caméléon

Pierre Duprat, directeur de la LDLC Arena, choisit ses mots avec soin. Quand il parle de la salle, il commence toujours par le même : Arena. “Une Arena c’est typiquement cela : pouvoir passer d’un format à un autre d’un soir à l’autre.”
La salle, inaugurée à l’automne 2023 à Décines-Charpieu, aux abords du Groupama Stadium, accueille environ 120 événements par an, soit un tous les trois jours. Handball, basket, hockey sur glace, tennis, volley, gymnastique rythmique, catch, comédies musicales, concerts en configuration centrale ou frontale, avec fosse, debout ou parterre assis, la salle dispose d’une trentaine de configurations. “Celui qui décide, c’est celui qui a l’artiste.” Si une production veut une scène frontale avec fosse debout, elle l’aura. Si elle veut une scène centrale, elle l’aura aussi. C’est précisément ce que des Zénith ne peuvent pas offrir, et c’est ce qui attire des Lady Gaga, des Gims, des Rosalía dans cette salle classée parmi les cinq plus belles nouvelles arenas du monde par le magazine américain Pollstar. Mais avant le show furieusement kafkaïen de la star française, il y a une nuit de travail.

Julien Doré, sur la scène de la LDLC Arena samedi 4 avril 2026 @Simon Bianchetti

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