Une partie des membres de Place publique présents sur la liste de Grégory Doucet ont décidé d'y rester, malgré l'alliance avec La France insoumise.
La gauche sera unie au second tour des élections municipales à Lyon. Après que Grégory Doucet a scellé lundi soir une alliance "technique" la liste portée par l'insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, une partie des membres du parti Place publique présents sur la liste ont indiqué à Tribune de Lyon qu'ils se maintenaient sur les listes, malgré les consignes nationales.
"Certains candidats se sont retirés spontanément"
Invité de France info ce mardi matin, le co-président de Place publique Raphaël Glucksmann a en effet réaffirmé que Place publique refuserait "toutes les fusions avec La France insoumise". "Nous retirons nos candidats sur toutes les listes qui font ces fusions, et nous avons une ligne claire partout en France", a poursuivi le député européen, visiblement peu entendu par les quelques membres de son mouvement.
Les membres de Place publique ayant pris la décision de se maintenir sur les listes ont donc été suspendus par la direction du parti, "en vue d'une future exclusion du parti". Dans un communiqué diffusé il y a quelques minutes, la section Rhône de Place publique indique néanmoins que "certains candidats se sont retirés spontanément" des listes d'union de la gauche à Lyon, sans dire combien.
"Dans plusieurs territoires, ils ont été placés face à un dilemme particulièrement exigeant"
Dans l'entourage de Grégory Doucet, on nous assure qu'une "majorité des candidats de Place Publique continuent de soutenir Grégory Doucet", sans pouvoir à l'heure actuelle donner le nombre exact. Contactée, la cheffe de file du mouvement à Lyon, Lisa Gauthier n'a pour l'heure pas répondu à nos sollicitions. Pour rappel, aucun élu de La France insoumise ne sera intégré au futur exécutif de Grégory Doucet. Selon Le Monde, sept élus insoumis ont été intégrés parmi les 76 candidats de la liste municipales centrale.
"Nous ne méconnaissons pas la difficulté des choix auxquels ont été confrontés certains candidats. Dans plusieurs territoires, ils ont été placés face à un dilemme particulièrement exigeant : accepter une alliance avec LFI ou risquer de voir leur ville basculer vers une droite que nous combattons, parfois marquée par des pratiques clientélistes ou affairistes. Nous respectons la sincérité de ces décisions prises en conscience, même si nous ne les partageons pas", assure Place publique Rhône.

Place publique avait pris une position claire quant à la fuson avec LFI (parti d'extrème gauche après les saillies antisémites de son gourou et la mise en examen de son nervi JGL pour lynchage). Alliance "technique" " parfois marquée par des pratiques clientélistes ou affairistes" ça sent le stalinisme !
Les membres de Place Publique qui s'incrustent dans ces conditions montrent qu'ils ne cherchent que le poste, sans aucun attachement aux convictions profondes de leur parti.