Gilles Gascon aux côtés de Véronique Sarselli à Saint-Priest ce jeudi 8 janvier. (@VG)

Subventions à l'Institut éco-citoyen : Grand Coeur lyonnais dénonce "une dérive des finances" de la Métropole

Le groupe d'opposition à la majorité écologiste reproche l'enveloppe de 150 000 euros accordée à l'Institut éco-citoyen, notamment en raison de subventions pour d'autres organismes similaires.

Mieux comprendre les impacts environnementaux des polluants, c'était l'objectif affiché par l'"Institut écocitoyen du territoire lyonnais" lors de sa création le 16 octobre dernier. Près de quatre mois après, la Métropole de Lyon lui a accordé une subvention de fonctionnement de 150 000 euros. Une somme dédiée à la mise en fonction de l'organisation, ainsi qu'à son programme d'actions sur la période 2026-2027.

Avec cette décision, la majorité écologiste s'est attirée les foudres de Grand Coeur lyonnais. Le groupe soutenu par Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas a tenu à manifester sa désapprobation au sujet de cette subvention en dénonçant un vote à huit clos dans lequel "tout débat a été écarté". Il dénonce également "des missions encore très floues : coordonner les connaissances scientifiques sur les polluants, notamment les PFAS" pour cet Institut, avec une gouvernance "pas clairement définie".

Plus encore, Grand Coeur lyonnais fait part de son incompréhension quant à la création de ce nouvel organisme. En cause, plusieurs financements dans une étude épidémiologique sur l'exposition aux PFAS mais aussi dans la Maison de l'Environnement à hauteur de 318 000 euros, ainsi qu'un budget 2026 qui prévoit "1,4 million d'euros pour les actions de prévention des risques majeurs". Le groupe d'opposition accuse donc la majorité écologiste de poursuivre "sa gabegie financière pour servir son écosystème militant et abandonne la poursuite de l'intérêt général".

Lire aussi : Aulas et Sarselli demandent un contrôle de légalité du budget 2026 de la Métropole de Lyon

MAJ : Suite à la publication de cet article, la Métropole de Lyon nous a contacté, pointant du doigt les "nombreux amalgames" du communiqué de presse de Grand Coeur lyonnais, diffusés dans cet article . Voici leur réponse : "L’Institut écocitoyen du territoire lyonnais a pour vocation de mieux comprendre, prévenir et réduire les impacts environnementaux, sociaux et sanitaires, en associant citoyens, chercheurs et acteurs publics et économiques.
Son objectif est notamment de produire, de mutualiser et de diffuser des connaissances scientifiques sur les polluants, les contaminations qu’ils génèrent, ainsi que leurs impacts sur la santé humaine, animale et les écosystèmes.

Les statuts de l’association Institut écocitoyen du territoire lyonnais ont été validés par la Préfecture et publiés au Journal officiel de la République française. L’Institut écocitoyen s’appuiera sur une gouvernance partagée, représentative des acteurs du territoire. Les membres pourront s’inscrire dans l’un des six collèges du conseil d’administration. Toutes les communes du territoire ont d’ailleurs été invitées à siéger au sein du collège « collectivités ». Cet Institut s’appuie sur des savoir-faire et des fonctionnements existants qui ont déjà fait leurs preuves, comme à Fos-sur-Mer ou dans la Vallée de l’Arve. Sa création a notamment été accompagnée par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions de Fos-sur-Mer.

La subvention pour le démarrage de l’Institut écocitoyen (150 000 euros) ne s’ajoute pas aux 1,4M€ votés au budget 2026 : elle en fait déjà partie. Cette ligne budgétaire est d’ailleurs bien plus globale que des actions de prévention des risques majeurs. Elle intègre également des interventions en matière d’amélioration de la qualité de l’air, d’environnement sonore et la mise en œuvre d’actions visant à réduire les émissions de PFAS. Lors de la Commission permanente qui s’est tenue ce lundi 16 février, aucune demande d’intervention n’a été demandée par le groupe Grand Cœur Lyonnais sur la délibération qui concernait la subvention accordée à l’Institut écocitoyen.

Un amalgame est également fait avec la subvention accordée ce jour à la Maison de l’environnement (318 000 euros). Cette structure a été créée en 1994 par plusieurs membres fondateurs dont la Communauté urbaine de Lyon qui lui accorde une subvention chaque année. Il s’agit d’une subvention annuelle à une association qui mène des actions de sensibilisation à l’environnement auprès du grand public. Ses actions n’ont pas nécessairement de lien avec les PFAS. Chaque année, cette structure rend d’ailleurs des comptes sur l’utilisation faite de cette subvention. Elle a d’ailleurs diminué de 15% depuis l’arrivée de l’exécutif actuel."

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