Le groupe d'opposition à la majorité écologiste reproche l'enveloppe de 150 000 euros accordée à l'Institut éco-citoyen, notamment en raison de subventions pour d'autres organismes similaires.
Mieux comprendre les impacts environnementaux des polluants, c'était l'objectif affiché par l'"Institut écocitoyen du territoire lyonnais" lors de sa création le 16 octobre dernier. Près de quatre mois après, la Métropole de Lyon lui a accordé une subvention de fonctionnement de 150 000 euros. Une somme dédiée à la mise en fonction de l'organisation, ainsi qu'à son programme d'actions sur la période 2026-2027.
Avec cette décision, la majorité écologiste s'est attirée les foudres de Grand Coeur lyonnais. Le groupe soutenu par Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas a tenu à manifester sa désapprobation au sujet de cette subvention en dénonçant un vote à huit clos dans lequel "tout débat a été écarté". Il dénonce également "des missions encore très floues" pour cet Institut, avec une gouvernance "pas clairement définie".
Plus encore, Grand Coeur lyonnais fait part de son incompréhension quant à l'attribution de cette subvention. En cause, des financements similaires dans une étude épidémiologique sur l'exposition aux PFAS, dans la Maison de l'Environnement à hauteur de 318 000 euros, ainsi qu'un budget 2026 qui prévoit "1,4 million d'euros pour les actions de prévention des risques majeurs". Le groupe d'opposition accuse donc la majorité écologiste de poursuivre "sa gabegie financière pour servir son écosystème militant et abandonne la poursuite de l'intérêt général".
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