L’étude inédite du projet Perfao consistant à prélever le sang de 300 Grands Lyonnais pour comprendre les modes de transmission et les répercussions sanitaires des PFAS a débuté.
Après une première phase de huit sessions conduite entre octobre 2023 et janvier 2025, le projet Perfao se poursuit. L’institut éco-citoyen vient de lancer la deuxième étape de son plan visant à établir les niveaux d’imprégnation des populations exposées aux PFAS, dits polluants éternels, et l’impact sur leur santé, indiquent nos confrères du Progrès. Une première en France à cette échelle.
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300 Grands Lyonnais testés
Grâce aux prélèvements sanguins, associés à des questionnaires épidémiologiques approfondis, réalisés auprès de 300 Grands Lyonnais (150 résidant à proximité de la plateforme chimique, et 150 habitants de Solaize, Grigny ou Givors), le projet Perfao devrait permettre d'en apprendre plus sur les modes de transmission et sur les répercussions sanitaires des PFAS. 32 molécules différentes seront ainsi recherchées dans le sang des personnes sélectionnées (adulte ou enfant) par les différents acteurs associés au projet, notamment les Hospices Civils de Lyon (HCL), le centre Léon Berard ou encore le laboratoire Laberca.
Les résultats devraient ainsi permettre de mieux comprendre les transferts des PFAS entre l'environnement et l'humain, mais aussi de comparer les niveaux de contamination avec les valeurs nationales. Les premiers résultats sont attendus à l’automne.
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