“Les victimes sont majoritairement des femmes de 30 à 50 ans, issues de classes populaires ou moyennes, ayant subi des violences sexuelles ou conjugales” ©PHOTOPQR/LE PROGRES/JOEL PHILIPPON ; LYON LE 02/04/2009 MAISON D’ARRET DE LYON CORBAS DANS LE RHONE LE BATIMENT POUR FEMMES (MaxPPP TagID: maxstockworld122777.jpg) [Photo via MaxPPP]
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Justice restaurative : “Sur la récidive, les données disponibles restent limitées et débattues”

Delphine Griveaud est docteure en sciences politiques à l’université catholique de Louvain (Belgique) et à l’université Paris-Nanterre. Elle est l’autrice de Réparer la justice. Enquête sur les pratiques restauratives en France (La Découverte), sorti en 2025.

Lyon Capitale : Quels sont, selon vous, les principaux freins au développement massif de la justice restaurative ?

Delphine Griveaud : D’abord, il y a un manque de moyens financiers et humains. Les budgets alloués sont très faibles, et les professionnels travaillent souvent dans des conditions précaires. Ensuite, la justice restaurative reste peu institutionnalisée, sans véritable politique publique forte pour la soutenir. Elle dépend beaucoup des initiatives locales et de la bonne volonté des magistrats, ce qui crée des inégalités territoriales. Elle souffre également d’un déficit de légitimité. Le climat social et judiciaire semble plutôt privilégier l’efficacité, la protection et la punition, ce qui peut tendre à faire passer une approche humaniste pour un “gadget chronophage” comme a pu me le pointer une directrice pénitentiaire rencontrée au cours de l’enquête.

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