Lumière sur l’artothèque, une rétrospective à La Ferme du Vinatier © Alexa Lolivrel

Les expos à ne pas manquer au mois de février à Lyon

Notre sélection dans les musées et les galeries lyonnaises

Depuis 1997, La Ferme du Vinatier développe la politique culturelle du centre hospitalier Le Vinatier autour de nombreux projets centrés, entre autres, sur la peinture, la danse et la photographie, portés par le regard des artistes sur l’hôpital, avec les services de soins qui y participent et les patients. Lumière sur l’artothèque est une rétrospective qui puise dans les mille œuvres de l’artothèque, véritable mémoire des lieux et de la richesse des aventures artistiques menées à l’hôpital. Œuvres anciennes sont à découvrir mais aussi celles plus récentes comme les photographies de Tomas Bozzato, issues du projet Nos épopées fugaces ou des œuvres tissées par l’artiste Calm, issues du projet Tisser du lien (jusqu’au 27 février). 

Retinal, Simon Dybbroe Møller © Jesús Alberto Benítez

Association dédiée à la production et à la diffusion de l’art, créée à Lyon en 1999, La Salle de bains (Lyon 1er) nous fait découvrir Nouvelle Intériorité, la première exposition personnelle en France de l’artiste danois Simon Dybbroe Møller. Naviguant entre de nombreux médiums (cinéma, photographie, écriture, sculpture, écriture…), il explore une démarche qui s’appuie sur les relations et les juxtapositions de réalités, d’images et d’objets. L’exposition est dans le prolongement d’un travail entamé avec sa série Retinal composée de gros plans sur des yeux dont les rétines sont rougies par le flash. Associés à d’autres images, ils questionnent la banalisation d’images intimes qui sont à la fois réelles et captées par le digital sur les réseaux sociaux (jusqu’au 14 février). 

Flora Castiglia, Dreamy Horse, 2025 - 120 x 100 cm

Présentée pour la troisième fois à la galerie Masurel, l’artiste argentine Flora Castiglia revient avec Multiverso, nous invitant à reconsidérer ce qui nous semble familier comme ces vases, objets du quotidien, ancestraux, silencieux, réceptacles solides d’où surgissent des fleurs tels des gestes vivants qui transforment l’espace qu’elles habitent. Elle déploie ainsi des variations, peintures et dessins autour de cette thématique et selon des contextes différents avec des mises en situation transformées en lieux de réalités multiples. Car pour l’artiste, les fleurs et les vases ne sont pas simplement posés, ils dialoguent avec l’environnement, sont traversés aussi bien par le domestique que par notre vie intime et méritent ainsi toute notre attention (jusqu’au 21 février). 

Sarah Jérôme, Aura, peinture à l’huile sur papier calque, 152,5 x 120cm, 2025, courtesy H Gallery

Troisième lauréate de la résidence croisée entre la fondation Bullukian et l’abbaye royale de Fontevraud, qui accueille des artistes en résidence, Sarah Jérôme investit avec Le Mur invisible les espaces de la fondation Bullukian autour d’œuvres inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer, écrit en 1963, dont l’héroïne se retrouve coupée du monde par un mur transparent et infranchissable. Une peinture qui nous plonge dans l’enfermement – que l’on subit ou que l’on porte comme ceux dont il faut s’extraire – et qui provoque une multitude d’émotions que l’artiste fait éclater ou suggère à travers une palette de couleurs intense mais aussi grâce à un travail autour du silence, de l’ombre et de la transparence (jusqu’au 27 juin).

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