Après des mois de silence suite à sa défaite aux élections législatives dans la circonscription de Villeurbanne, Najat Vallaud-Belkacem signe un "éloge de l'imperfection en politique" dans le premier numéro du Nouveau Magazine littéraire dirigé par l'essayiste Raphaël Glucksmann.
Najat Vallaud Belkacem n'a pas dit son dernier mot. Dans un texte à paraître ce lundi dans le premier numéro du Nouveau Magazine littéraire, l'ex-ministre de l'Education déclare vouloir "faire vivre" la social-démocratie que les commentateurs proclament morte. Après sept mois de silence suite à sa défaite à Villeurbanne face au macroniste Bruno Bonnell, elle s’attelle à expliquer les causes profondes de la "débâcle" de son courant de pensée. Divorce "indéniable" avec la majorité des concitoyens, batailles culturelles perdues "faute de les avoir menées", le constat dressé est amer. "À rester dans notre zone de confort intellectuel, à entonner sans cesse le refrain des certitudes, à préférer la rengaine des slogans à l'exigence de la reformulation et à l'invention de nouveaux concepts, à préférer la com à la pensée tout simplement, nous avons nous-mêmes altéré l'éclat de nos idées, de nos mots, de nos principes" écrit notamment l'ex ministre socialiste.
Pour celle qui pourrait faire partie des "nouvelles têtes" de la fédération PS du Rhône, "une autre voie" est nécessaire à la recomposition politique "présentée comme inévitable avec un grand bloc libéral, une droite xénophobe, nationaliste, autoritaire, et une gauche populiste, souverainiste". Najat Vallaud-Belkacem évoque pour cela le "jardin imparfait" de Montaigne et en appelle à l'histoire pour assurer la refondation de la social-démocratie en refusant de se laisser "enfermer dans le confessionnal beaucoup trop étroit du quinquennat de François Hollande". "Il faut accepter, je crois, de s'engager groupés dans la quête de l'égalité, de l'abolition des privilèges sans grand soir ni big-bang, sans savoir où le chemin que nous dessinons d'une main malhabile nous mènera". Un texte qui sonne comme un retour dans le débat politique de l'ancienne protégée de Gérard Collomb.

Parachuté sans succès à Villeurbanne chez Bret, rebondir avec le PS !
'Enfin' un retour après un si brillant passage ! comme ministre regrettée du monde enseignant, quant aux privilèges elle sait de quoi elle parle pour en avoir bénéficiée pendant 5 ans