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Oculus Rift : le défaut oublié des casques de réalité virtuelle

L'année 2016 devrait être celle de la réalité virtuelle avec la commercialisation officielle du casque Oculus Rift. Ce dernier devrait sortir au premier trimestre, en plein hiver ou au début du printemps, le moment idéal pour tester le casque et ne pas se rappeler son défaut oublié.

Toute personne ayant déjà essayé un casque de réalité virtuelle a souvent été conquise par ce système qui permet de voyager dans un autre monde sans bouger de chez soi. L'un des dispositifs les plus connus reste l'Oculus Rift, aujourd'hui propriété de Facebook. Ce casque affiche deux images devant les yeux pour offrir un parfait rendu en 3D. Il est également doté de capteurs pour reconnaître les mouvements. Lever la tête dans le monde réel, permet de faire de même dans le virtuel, sans latence. D'autres constructeurs ont suivi l'Oculus, à l'image de Sony ou HTC qui préparent aussi leur appareil. Samsung ou Google ont choisi une autre voie, celle d'un casque dans lequel placer un smartphone pour obtenir un rendu convaincant.

Des défauts connus

Les défauts de la réalité virtuelle sont connus : l'écran étant proche des yeux, l'image peut avoir un rendu pixélisé. De même, certains peuvent éprouver un sentiment de nausée, semblable au mal des transports. Les constructeurs tentent de corriger ces problèmes avec plus ou moins de réussite. Néanmoins, l'un des défauts souvent oubliés va être difficile à faire disparaître. En plein été, il éclate au grand jour comme chaque année : un casque de réalité virtuelle tient chaud et reste difficilement supportable quand la température monte.

Fournaise non virtuelle

Oculus Rift, Sony Morpheus, Samsung Galaxy Gear VR, le constat est toujours le même : la réalité virtuelle aura du mal à s'imposer l'été. Alors qu'il est tout à fait envisageable d'enchainer de longues sessions quand la température est clémente, dès qu'il fait trop chaud, l'expérience se transforme vite en calvaire étouffant. La buée vient couvrir les lentilles du casque qui permettent le grossissement de l'image. Les mousses qui sont là comme tampons confortables entre le casque et le visage se gorgent de sueur. À moins d'avoir la climatisation, et encore cela ne suffit pas toujours, les sessions de réalité virtuelle l'été s'arrêtent vite. Pour l'instant, aucune aération efficace et ventilateur interne ne viennent refroidir le joueur qui remisera le casque au placard dès que le mercure sera trop haut. Certains utilisateurs tentent de bricoler leur propre système de refroidissement. Cependant, si l'Oculus Rift veut toucher le plus grand nombre, il faudra que l'entreprise innove de ce côté. Dans un monde où les usages priment, personne n'acceptera d'utiliser un produit qui tient chaud l'été, même s'il est révolutionnaire. Espérons que ce défaut ne restera pas oublié trop longtemps.

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1 commentaire
  1. ben - 7 juillet 2015

    Eh bien les pauvres choupinets qui ont trop chaud n'auront qu'à faire autre chose, en attendant la fraîcheur du soir, par exemple. Ou nous inventer un système de climatiseur intra-oculus avec le compresseur sur la tête, là où il reste un peu de place pour accrocher des trucs. Heureusement, personne ne sera contraint contre vent chaud et marée de sueur, de conserver ce casque sur la tronche en cas de forte chaleur 🙂

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