Call of Duty Advanced Warfare

Call of Duty Advanced Warfare en test : enfin la renaissance

Chaque année, réglée comme une montre suisse, la franchise Call of Duty revient avec un nouveau jeu. Alors que la série commençait sérieusement à devenir ennuyeuse, voici qu'un nouvel épisode se propose de tout changer sur PS4, PS3, PC, Xbox One et Xbox 360. Advanced Warfare marque-t-il enfin le renouveau ? Verdict.

Call of Duty Advanced Warfare ()

Les Call of Duty se suivent et se ressemblent un peu trop. Franchise emblématique du jeu vidéo, la saga a eu du mal à se renouveler l'année dernière avec l'épisode Ghost. L'arrivée d'Advanced Warfare et son univers futuriste laissait craindre une certaine redite. Les pelles étaient déjà sorties pour enterrer Call of Duty. Si l'ensemble continuait de décliner, personne n'aurait regretté une exécution en bonne et due forme. Alors que l'espoir s'était envolé, le miracle arriva : Call of Duty Advanced Warfare est un excellent jeu vidéo. Les studios de Sledgehammer surprennent et surtout mettent la barre si haute que tous ceux qui vont passer risquent d'avoir du mal à rivaliser. Pour la petite histoire, trois studios travaillent en parallèle sur la franchise Call of Duty, offrant tour à tour un nouveau jeu chaque année. C'était donc l'opportunité pour Sledgehammer de rappeler qui était le patron. Voilà qui est fait.

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Un gameplay remanié

Il suffit de quelques secondes, manette en main, pour se rendre compte qu'Advanced Warfare se démarque de tous les autres Call of Duty. Visiblement inspirés par les films Elysium, Edge of Tomorrow, ou le jeu Titanfall, les développeurs ont choisi d'équiper le personnage principal d'un exosquelette. Cette décision anodine en apparence permet de révolutionner le gameplay de Call of Duty. Il est désormais possible d'accélérer dans toutes les directions pour éviter les balles ou atteindre un étage d'un seul grand bond. Dès lors, la manière de jouer à Call of Duty change radicalement. Terminés les longs couloirs où l'on se contente d'avancer bêtement en rampant. Voici l'ère des longs, larges et hauts couloirs où l'on peut décider de bondir au-dessus des véhicules, passer par les toits ou foncer tout droit en utilisant l'esquive plus que de raison. L'exosquelette permet également de ralentir le temps durant quelques instants et d'abattre ses cibles avec précision. Call of Duty est mort, vive Call of Duty.

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Toujours un tir aux pigeons, mais quel tir aux pigeons !

Call of Duty Advanced Warfare ne déroge pas à la tradition sur un point, il s'agit toujours d'un jeu d'action à la première personne, prenant vite des allures de tir aux pigeons. Pour une fois, le concept fonctionne parfaitement grâce aux nouveaux ajouts en matière de gameplay. Advanced Warfare est toujours fun à prendre en main et l'on se plaît rapidement à varier les approches pour abattre les ennemis à la chaîne. Au rayon des nouveautés, on apprécie l'arrivée de grenades automatiques qui vont chercher les ennemis sans trop faciliter le jeu. D'autres grenades permettant de scanner le terrain révèlent la position des soldats derrière les murs. Enfin, un grappin digne de Spiderman renforce le sentiment que ce Call of Duty se passe autant à la verticale que l'horizontale. Les armes futuristes sont également au rendez-vous pour donner un ensemble toujours amusant et surtout sans temps mort.

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Solo solide

D'habitude, le mode solo de Call of Duty se boucle en moins de six heures, douche comprise. Advanced Warfare se paye le luxe de bénéficier de la meilleure campagne de la saga. Il faudra compter 8 à 9 heures pour voir le bout d'une aventure riche en rebondissements et surtout avec un vrai scénario. Ce n'est pas Citizen Kane, mais qu'importe, l'histoire d'Avanced Warfare est réussie pour un jeu de tir à la première personne. Se déroulant sur une dizaine d'années et prenant pour toile de fond l’émergence des armées privées, la campagne monte progressivement en tension pour s'achever dans un final épique digne d'un blockbuster américain. Sortez le pop-corn et le home cinéma, le solo d'Avanced Warfare est un long climax de huit heures où les situations diverses et vairées s’enchaînent sans que l'on ait envie de couper sa console ou son PC. Rien que pour cet aspect, le jeu mérite largement les 59 euros demandés (bien que lancé à 69 euros, on le trouve déjà à ce prix-là). Cerise sur le gâteau, Kevin Spacey incarne l'un des personnages principaux du jeu et apparaît régulièrement à l'écran. Dans le rôle de Jonathan Irons, patron d'une armée privée, dotée des dernières technologies de pointe, Kevin Spacey s'impose comme une très bonne surprise. Les fans de la série House of Cards seront ravis tant son personnage virtuel rappelle parfois Francis Underwood.

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Le multijoueur qui tiendra quelques années

Que serait un Call of Duty sans un multijoueur de référence, censé pouvoir occuper les acheteurs pendant un an. Là encore, les modifications du gameplay apportées par les exosquelettes permettent de profiter d'un multi terriblement fun. La verticalité est de mise, mais aussi une certaine forme de nervosité dans le style de jeu. Call of Duty lorgne du côté d'Unreal Tournament. Sans tomber dans la folie d'un Tribes Ascend, on ne va pas se plaindre de ce regain d’énergie qui risque rapidement de décourager les amateurs d'infiltration et fusil sniper. Advanced Warfare devrait marquer la fin du camping et autre tir dans le dos fourbe. Pour les allergiques à l'exosquelette, un mode classique permet de jouer sans cette amélioration qui change tout. Cela serait se priver de tout le sel de ce Call of Duty. Dans tous les cas, le jeu ne manque pas de contenu et devrait tenir en haleine bien plus qu'un an. Notre coup de cœur reste incontestablement le mode Uplink mélange de handball, Rollerball et de jeu de tir où il n'est pas possible d'utiliser ses armes quand on a le ballon. Les amateurs de compétitions organiseront certainement des tournois rapidement. Là encore, le multijoueur et sa douzaine de modes de jeux méritent que l'on donne une chance à ce Call of Duty. Seul le coopératif est largement en dessous du reste, et fait regretter les anciens modes zombies ou invasion extraterrestres.

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Enfin beau (mais de loin)

Le fond est excellent pour cette cuvée 2014, la forme, elle, ne déçoit pas. Call of Duty Advanced Warfare parvient à rivaliser avec les dernières superproductions sans battre Battlefield 4. Sur PC, PS4 et Xbox One, le titre flatte la rétine à condition de ne pas trop regarder les choses en détails. Certaines textures restent grossières, mais l'emballage général est plus que satisfaisant. Effets de lumière et particules apportent un peu de vie à l'ensemble. De son côté, le travail sur le visage des personnages renforce l'impression d'être devant un immense blockbuster interactif. Malheureusement, tout n'est pas parfait, l'intelligence artificielle laisse à désirer. Ce n'est pas dans cet épisode que les ennemis arrêteront de se faire canarder bêtement sans mettre en place une stratégie. Dommage, un peu plus de challenge en solo aurait été le bienvenu.

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Verdict : l'apothéose avant le déclin ?

Call of Duty Advanced Warfare est bien parti pour être le meilleur épisode de la saga. Ambitieux et surtout toujours fun en solo comme en multi, le jeu parvient à surprendre. L'apparition de l'exosquelette offre un renouvellement profond du gameplay tout en apportant nervosité et verticalité dans les parties. Les studios de Sledgehammer viennent de mettre la barre si haute que l'on en vient à se demander comment les autres Call of Duty vont réussir à rivaliser. Advanced Warfare est sans hésiter l'un des incontournables de cette fin d'année. Cependant, il pourrait marquer malgré lui le déclin de la franchise. Difficile de passer après une telle référence, il se pourrait bien que certains continuent de jouer à Advanced Warfare dans 4 ou 5 ans. A plus d'un exemple, le titre pourrait être comparé à Call of Duty 4 : Modern Warfare qui avait imposé sa patte et reste encore une référence pour certains. Il aura fallu attendre sept ans pour enfin voir arriver un héritier digne de ce nom. La situation va-t-elle se répéter ? Rendez-vous en 2015 pour voir si le prochain épisode parvient à rivaliser. Le pire ennemi de Call of Duty est désormais dans ses propres rangs.

Jeu testé sur les versions PS4 et PC, captures issues de la version PC

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1 commentaire
  1. Raminagrobis18 - 7 novembre 2014

    'Pour la petite histoire, trois studios travaillent en parallèle sur la franchise Call of Duty, offrant tour à tour un nouveau jeu chaque année. C'était donc l'opportunité pour Sledgehammer de rappeler qui était le patron.' La rotation de 3 studios est tellement nouvelle que c'est le tout PREMIER Call Of Duty signé Sledgehammer. Pour la petite histoire plutôt, Treyarch est le patron et loin derrière, se trouve Infinity Ward. Sledgehammer tentera donc de détrôner Treyarch.

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