5e journée de Pro A : L'ASVEL pour un retour dans la course

Dans un championnat plutôt étrange où les six derniers ont deux points de retard sur les six premiers, l'ASVEL à l'occasion de se replacer lors de son déplacement à Cholet ce samedi. Si le CB est champion en titre, il n'est en effet pas infaillible cette saison et sort d'une éprouvante victoire en Euroleague.

Cholet : un champion prenable

Cholet, champion en titre, risque de vivre une drôle de saison. C'est le lot des équipes françaises en Euroleague, cette "bouffeuse" d'énergie, là où même les exploits se soldent souvent par des défaites. Sauf ce jeudi, puisque Cholet est parvenue à battre dans la compétition européenne les Lituaniens de Vilnius (73-69), au prix d'un match qui aura sans doute laissé des traces. Surtout, le CB semble orphelin de John Linehan, le néo-nancéen, véritable chef d'orchestre défensif de l'équipe, et sans doute un peu de Mickaël Gelabale. Cholet, bien que saignée chaque année par la NBA (Kevin Séraphin, cette année) garde un effectif de qualité emmené par le trio Mejia-Robinson-Falker mais est capable d'impressionnants trous d'air, à l'image de la valise historique encaissée à Gravelines (88 à 52) lors de la 2e journée. Plus que jouable donc pour une ASVEL revenue, on l'espère, dans une bonne dynamique. Surtout que si Cholet est premier ex-aequo avec cinq autres équipes (en réalité 6e au point average), c'est seulement avec deux points de plus que l'ASVEL qui partage elle la dernière place avec cinq équipes. Bref, de quoi se refaire dans ce drôle de championnat où tout le monde peut battre tout le monde.

La star : Samuel Mejia

Le Dominicain a été l'une des révélations de la saison dernière et constitue avec Antywane Robinson la principale arme offensive des Choletais (16,5 pts de moyenne). Souvent décisif Mejia n'est pas pour autant un joueur égoïste : il sait faire jouer les autres (meilleur passeur de son équipe) et exploite parfaitement ses qualités de joueur complet. Un assassin silencieux.

Le symbole : Fabien Causeur

S'il n'est pas un pur produit de la formation choletaise, Fabien Causeur est un peu devenu la mascotte du CB. Surtout, après un été en équipe de France où il a surtout regardé, cet arrière-meneur qui ne paye pas de mine est devenu l'un des éléments moteurs de son club. Et l'un des meilleurs joueurs français du championnat. Sa spécialité : élever son niveau de jeu quand son équipe passe au travers. Attention à lui.

Du côté de l'ASVEL :

L'ASVEL doit courir. C'est ce qu'on retiendra du match, pardon, de la victoire, face à Nancy vendredi dernier. Car c'est en transition que l'ASVEL a fait la différence, grâce notamment à l'accélérateur de particules qu'a été Matt Walsh (même s'il a perdu beaucoup de ballons) et à un lévrier de contre-attaque nommé Jefferson. L'ASVEL a les qualité athlétiques pour jouer ce jeu et faire tourner en bourrique ses adversaires quand, depuis deux ans, les systèmes de Vincent Collet semblent bredouiller sur demi-terrain. Le coach vert va-t-il pour autant se convertir au "Run & Gun", comme disent les Américains ? On en doute mais l'ASVEL a beaucoup à gagner à accélérer la cadence. Des matches par exemple.

Un Asvélien dans le match :

Cela fait deux matches que Bangaly Fofana est titularisé par Vincent Collet. Une confiance qui a porté ses fruits puisque Bangaly a fourni deux matches solides qui ont permis de mesurer ses progrès. S'il est un peu fruste en attaque, le jeune pivot est d'ores et déjà une arme dissuasive en défense du fait de ses qualités de contreur, et de ses progrès au rebond. Avec Kim Tillie, Fofana est la deuxième satisfaction de la carte jeune jouée par l'ASVEL. En espérant qu'il continue dans cette voix et qu'il entraîne le reste des "jeunes" (notamment Edwin Jackson) dans son sillage.

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