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Urbanisme, transports : ce que les verts veulent changer à Lyon

Sous l’ère des écologistes et de Bruno Bernard, la Métropole de Lyon va changer de visage. L’époque des grands projets semble révolue. Pour les transports en commun comme pour l’urbanisme, la nouvelle majorité mise sur l’addition de réalisations du quotidien. Le tram est préféré au métro et les pistes cyclables aux autoroutes. Les Verts se retirent aussi de la course au développement à tout prix.

Transport

• Modes doux : faire du REV une réalité

J’espère que rapidement défilera une armée de vélos”, s’est avancé Bruno Bernard, le nouveau président de la Métropole de Lyon lors de sa séance d’intronisation. Pour arriver à leurs fins, les écologistes misent sur le REV (réseau express vélo). Derrière cette terminologie, c’est un réseau de 450 kilomètres de piste qu’ils veulent déployer dans Lyon, mais aussi dans toutes les communes de la métropole. Le REV s’articule autour de six lignes fortes convergeant vers Lyon. Ces autoroutes à vélo seront en site propre et donc sécurisées, avec des trottoirs de chaque côté à la différence des habituelles pistes cyclables en bord de voies routières. Bruno Bernard a prévu d’accélérer son plan vélo suite à la crise sanitaire et à l’essor du cycle depuis le déconfinement.La mise en place du REV a été confiée à Fabien Bagnon, ancien président de La Ville à Vélo, le puissant lobby de la bicyclette à Lyon. Les écologistes comptent aussi armer leurs bataillons en offrant 10 000 vélos aux jeunes. Quant aux Vélo’v, ils veulent les conserver, contrairement à ce que Gérard Collomb a laissé entendre durant la campagne. Le service de vélos pourrait toutefois être découplé du marché des panneaux publicitaires. Et peut-être changer, par conséquent, d’opérateur. Bruno Bernard, plus marcheur que cycliste au quotidien, veut aussi développer un plan piéton.

• Transports en commun : priorité au tram

Pour faire des transports en commun une alternative séduisante à la voiture, les verts vont proposer un choc de l’offre. “Notre priorité, c’est d’augmenter de 40 % le volume des bus et des tramways d’ici deux ans. Nous jouerons sur les fréquences de passage et sur des ouvertures de ligne”, pointe Jean-Charles Kohlhaas, nouveau vice-président en charge des transports. Durant la campagne de second tour, Bruno Bernard a souligné que le changement de comportement des utilisateurs, avec la distanciation sociale notamment, pourrait les obliger à espacer dans le temps la montée en puissance de leur choc de l’offre.La priorité au tramway n’est, elle, pas remise en cause. Elle pourrait même s’accélérer pour relancer la commande publique. Vaulx-en-Velin verra enfin arriver le tramway au Mas du Taureau, via T7. Une ligne qui reliera la ville à la Part-Dieu, mais aussi à Gerland dans le cadre de la création d’une nouvelle liaison T8. Il s’agit d’une ligne périphérique, un peu sur le modèle du tramway parisien. Son tracé n’est pas encore défini. “Il y a plusieurs options. Nous pouvons passer sur le périphérique Laurent-Bonnevay. Mais ce scénario nous empêche d’avoir une desserte fine des différents quartiers qui sont sur le tracé.” Les écologistes ont en revanche un projet bien arrêté pour un tronçon du futur T7. “La ligne de tram entre Bellecour et la Part-Dieu est symbolique de ce que nous souhaitons faire, décrypte Jean-Charles Kohlhaas. Elle répond à un double objectif : prendre de la place à la voiture et offrir un nouveau service. Il n’existe aujourd’hui aucune liaison directe entre ces deux lieux majeurs de l’agglomération.”

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