Grégory Doucet (EE-LV) et Yann Cucherat (LREM), candidats aux municipales 2020 à Lyon
Grégory Doucet (EE-LV) et Yann Cucherat (LREM), candidats aux municipales 2020 à Lyon

Sondage : les listes Collomb et écologistes au coude à coude à Lyon

Exclusif. À deux mois des élections municipales, un sondage Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio laisse entrevoir une issue incertaine dans le duel que se livrent les écologistes et Gérard Collomb à Lyon. Les deux listes arrivent en tête avec 22 % des intentions de vote.

Les impressions de l’automne se confirment. À tout juste deux mois du premier tour des élections municipales, un sondage Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio donne les écologistes à égalité, au premier tour, avec Yan Cucherat (LREM), le candidat adoubé par Gérard Collomb pour tenter de lui succéder. Avec 22 % d’intention de vote, Grégory Doucet (EE-LV) s’impose comme le candidat de l’alternative à la majorité sortante, une position qu’une poignée de listes tentent d’incarner.

Blanc et Képénékian décrochés

Georges Képénékian, ancien locataire de l’hôtel de ville qui se présente sans étiquettes dans une sorte de dissidence d’En Marche, décroche : 9 %. Étienne Blanc (LR) ne parvient pas à s’inviter dans le match qui s’installe entre EE-LV et LREM. Crédité de 14 % d’intention de vote, il est relégué, à l’heure où la campagne s’intensifie, au rôle d’arbitre. Sur leur gauche, les écologistes emmenés par Grégory Doucet peuvent espérer trouver des réserves de voix : Nathalie Perrin-Gilbert (Gram-LFI) arrive en quatrième position avec 13 %. Avec 6 %, le PS ne pourrait se maintenir au second tour, mais être sauvé par d’autres listes. La liste du Rassemblement national menée par Agnès Marion ne serait pas non plus en mesure de se maintenir dans tous les arrondissements et confirme ainsi les difficultés du parti de Marine Le Pen en milieu urbain.

Sondage Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale sur les élections municipales de 2020

Méthodologie : l’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 705 personnes, représentatif de la population de la commune de Lyon âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé) après stratification par circonscription. Les interviews ont été réalisées par téléphone du 6 au 11 janvier 2020.

7 commentaires
  1. philippechaumont - 16 janvier 2020

    Et sur un mode humoristique, si les verts l'emportent ce sera une formidable victoire et si c'est LREM, une minorité de 22% imposera ses choix à la majorité 🙂

    1. JANUS - 16 janvier 2020

      A voir les 2 en photos, on aimera voter pour d'autres !

  2. En avant Simone - 16 janvier 2020

    Je n'ai aucune confiance en EELV pour mener une politique de rupture qui entrainerait une vraie politique écologique. Ils sont portés par la vague écolo, mais ne savent pas mener un combat. Ils vont se faire bouffer par ceux qui tiennent la ville. Comme N. Hulot (Ministre d'Etat quand même) c'est fait bouffer par les lobby pro-Macron.
    Le discours "l'écologie n'est ni de droite ni de gauche" est une hérésie et pourtant c'est une terrible réalité. EELV a voté l'ensemble des propositions Métropolitaines de Collomb puis Kimelfeld.
    Il me reste en souvenir le dernier PLU Métropolitain qui sacrifie des terres agricoles et densifie les zones marchandes qui a été tranquillement voté par EELV.
    Je pense qu'une vraie politique écologique ne peut s'articuler qu'autour d'une politique clairement à gauche.

    1. Abolition_de_la_monnaie - 16 janvier 2020

      Le problème de la gauche à Lyon, c'est que Lyon n'est pas "à gauche" mais cherche "le centre", le "statut quo" (tout simplement parce qu'à Lyon, on y est bien depuis les Romains 🙂 )
      Collomb a gagné en 2001 parce que la droite s'est sabotée pour des problèmes d'ego, et parce qu'il fait partie d'une organisation qui dépasse les clivages politiques.
      Et "la gauche" au niveau national, n'existe plus réellement, à part LFI mais sur Lyon.... ?
      EELV est une organisation politique complexe, faite de réformistes (qui ont eu le pouvoir avec Collomb (que vous décrivez) et qui a fait du "dégagisme" avec le vote des militants lors des dernières élections internes qui ont porté Doucet en tête de liste), et EELV est également fait "d'evolutistes" (avec changement plus complet de société).
      Doucet est de quel côté ?
      Probablement entre deux chaises : s'il est trop consensuel, il passera pour un "doux rêveur", et s'il tape un peu plus sur la table, il passera pour "un dangereux révolutionnaire".
      Autrement dit, il est un peu coincé. 🙂
      Idem pour les associations éventuelles avec la gauche. ça peut faire fuir des "clients" nécessaires à la victoire 😀
      Bon, tout ça évidemment il ne faut pas le dire trop fort ! 😉

      Alors la solution ? Ben... peut-être que c'est prendre "l'état d'esprit Macron" à son propre jeu :
      Comprendre que "la gauche - la droite", c'est mort. Et que ce qu'il faut, c'est établir clairement les priorités mais en évitant de tomber dans le piège du conflit d'intérêt (Macron est tombé dedans).

      Autrement dit : qui a intérêt à vivre dans un monde pollué ? (car Lyon est une "usine à fabriquer de la pollution" malgré tout le greewashing de l'équipe actuelle).
      Comment faire pour qu'on ne soit plus "obligés" de polluer ? Comment faire pour que les changements d'organisation de la ville (exemple : ne plus avoir de camionnettes de livraisons aux 3/4 vides) ne fasse pas perdre leur emploi à des citoyens ?

      Ceux qui gagneront les élections, seront ceux qui ne reporteront pas les problèmes sur les autres (Comme le fait Collomb avec l’attractivité de Lyon qui pompe l'activité des campagnes - comme le fait le RN en accusant les "étrangers" - comme le fait une grande partie de la Gauche en accusant "les patrons", etc.)
      qui mettront les pieds dans les problèmes réels et feront prendre conscience à une grande partie des citoyens, que leur survie ne passe plus par continuer dans la course du monde actuel qui parait si "confortable".

      Mais que ces "grands changements d'organisation" ne doivent pas faire peur, d'où l'obligation de rassembler tous les cerveaux disponibles hors clivages droite-gauche, tous les avis possibles, avec une responsabilisation citoyenne (Démocratie Réelle Directe), d'avoir une transparence totale (de la sphère publique) pour renouer avec la "confiance en l'autre".

      Bref, jouer "carte sur table" au lieu des pokers-menteurs et vendeurs de rêves actuels.
      (mission impossible ? 😀 )

      1. JANUS - 16 janvier 2020

        Abolition / En version courte, ça existe ?

        1. Bernard Girard - 16 janvier 2020

          Sûrement pas : les problèmes complexes ne se résument pas en quelques mots, ni ne se traitent par quelques expédients.
          Laissons ces raccourcissements aux extrémistes, qui veulent faire croire que tout est simple et qu'eux savent tout résoudre, sans réflexions et sans barguigner.

  3. abrisson69 - 16 janvier 2020

    bonjour, peut-on connaître la marge d'erreur, non précisée ?

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