Jean-François Debat©RobinFavier-2

Réforme du RSA : “une bonne chose”, mais du “bricolage”, pour Debat

Laurent Wauquiez a annoncé le 27 octobre la mise en place d’un dispositif expérimental pour le RSA en Auvergne-Rhône-Alpes. Une proposition accueillie favorablement par le président du groupe socialiste au conseil régional, qui a tout de même critiqué un coup de “communication politique”.

"De manière générale, prioriser la formation des chômeurs sur des métiers en tension, c’est une bonne chose, et l’idée de donner une forme de bonus aussi", affirme Jean-François Debat. Le chef de file de l’opposition au conseil régional est plutôt en accord avec le dispositif expérimental présenté jeudi dernier par Laurent Wauquiez, mais il s’interroge sur la précipitation et le flou de celui-ci.

"Ce qui pose question, c’est le cadre réglementaire de tout ça, les conditions de versement effectif de ce bonus et les conséquences sur l’échec d’une formation", précise-t-il. "On a quand même l’impression que c’est un dispositif bricolé. Le Puy-de-Dôme a communiqué pour dire qu’il n’avait pas été associé, et certains départements de droite n’ont même pas encore pu délibérer que l’annonce est déjà faite", souligne le président du groupe Socialistes, Démocrates, Ecologistes et apparentés au conseil régional.

“On est dans la com’ politique”

Laurent Wauquiez a annoncé le 27 octobre la mise en place d’un dispositif expérimental pour relancer l’emploi dans la région par la formation. Le principe de ce dispositif est que les bénéficiaires du RSA se verront proposer des formations, durant lesquelles ils continueront de toucher leurs aides sociales, ainsi qu’un supplément de 400 euros par mois. La contrepartie est que, s’ils refusent deux formations d’affilée ou ne vont pas jusqu’au bout de celle choisie, ils se verront supprimer la gratuité des TER en région et une partie, voire la totalité, de leurs allocations.

"On est dans la com’ politique à quelques jours de la primaire de la droite pour ramener l’assistanat sur le tapis. Il y a quand même un côté très déplaisant à toujours agiter la suspicion de fraude des demandeurs d’emploi", critique Jean-François Debat. "Tous les élus, de droite comme de gauche, savent qu’il y a globalement peu d’absentéisme dans ce type de formation, contrairement aux stages parking", conclut-il.

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