fédé PS présidentielle 2017 premier tour
© Julie Mermet

Présidentielle 2017 : amertume au QG du Parti Socialiste à Lyon

L’ambiance n’était pas au rendez-vous à la fédération PS de Lyon, dimanche 23 avril, pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Un buffet à peine touché et des chaises vides. Il est 21h et une dizaine de personnes est présente à la fédération du PS à Lyon, après l’annonce des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Les allocutions des candidats qui sont projetées sur le mur ne suscitent pas de réaction. Les heures passent et la salle ne se remplit pas, les journalistes essuient chacun à leur tour plusieurs refus : les militants ne semblent pas enclins à s’exprimer après l’échec de Benoît Hamon.

“J’assiste à mon premier suicide collectif”

Pour Fanny Dubot, candidate EELV aux législatives dans la 3e circonscription du Rhône, c’est une défaite "prévisible depuis ces dernières semaines", mais "un score de 6 % est décevant’’. Elle déplore "un second tour des élections où l’on ne vote pas pour un projet, mais contre une personne". Elle soutient par ailleurs l’appel de Benoît Hamon à voter Emmanuel Macron, mais qualifie le candidat en lice d’"anti-écolo". "J'ai peu d'espoir en termes d'écologie pour ce quinquennat", conclut-elle.

Jeff Ariagno, militant socialiste ex-élu du Grand Lyon, dénonce quant à lui "des grands élus qui ont voté pour Emmanuel Macron car ils y trouvent des intérêts". Selon lui, ce sont des personnes qui "considèrent le PS comme un outil de transformation sociale, mais pour leur carrière et non pas au service du collectif". Il s’abstiendra au second tour des élections : "Aujourd’hui, j’assiste à mon premier suicide collectif."

À 22h30, le buffet est quasiment intact. Après cette défaite qualifiée d’"historique" par Benoît Hamon lui-même, des militants socialistes commencent à quitter le QG.

à lire également
Pour le président de l'Université de Lyon, Khaled Bouabdallah, la décision de justice qui annule une partie des élections de 2015 ne remet pas en cause son mandat.
1 commentaire
  1. Kasneh - 24 avril 2017

    Amertume ? C'est surtout l'absence de recul sur l'état du pays et l'idée qu'il se fait sur lui-même. Une présidence nulle et non avenue. On risque de revenir à la situation de Chirac 2.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut