Pour sa rentrée des classes, le Grand Lyon traîne des pieds....

Elle n'est est pas encore aux escarmouches. Avec 11 groupes politiques, 40 vice-présidents, et 157 élus, la mise en route ne se fait lentement.

La guerre des centres
Les centristes ayant explosé en plusieurs centre lors des dernières élections, ils ont constitués des groupes différents au sein de l'assemblée communautaire (Grand Lyon). Bien malin qui s'y retrouve. Par exemple, sur la convention de soutien à l'Université de Lyon pour son activité économique, le Mouvement Démocrate (proche de Collomb) approuve en soulignant la nécessité de renforcer le pôle universitaire lyonnais. Le groupe Centriste et Démocrates (pas trop loin de Collomb non plus) , approuve aussi et pour à peu près les mêmes raisons. Ne pas oublier le centre gauche représenté par le PRG (complètement proche de Collomb) qui parle peu mais n'en vote pas moins. Et Collomb lui-même, situé juste au centre des centres. L'assemblée communautaire est un cercle dont la circonférence est nulle part et dont le centre est partout.

Ebullition climatique
Signature de la convention des maires contre le réchauffement climatique. Grand débat ou presque. Tout le monde parle pour dire que tout le monde est d'accord. " Un des enjeux majeurs du XXI siècle ". " Ne pas laisser cet héritage aux générations futures ". Bref, on n'hésite pas à enfoncer des portes ouvertes en plein courant d'air. " Il faut partager la richesse énergétique' affirment les communistes. Gilles Vesco : " il faut veiller à ce que le plan de mandat prévoie des actions ambitieuses en matière de transport publics individuels.... " Marc Augoyard (Modem) tape le point sur la table, mais pas fort, et s'insurge : " l'heure des déclarations est passé " Avant de déclarer justement qu'il est temps de passer aux actes. Il propose donc qu'on hisse un drapeau européen sur la façade du Grand Lyon, pour marquer l'attachement à l'Europe. Et puis ça fait du vent.

Le coup pas franc de Barthélémy
L'assemblée avait soigneusement évité de parler du Grand Stade de Décines, sujet qui fâche... A l'occasion d'une subvention aux actions de formation de l'OL, Christian Barthélémy met les pieds dans la pelouse : " je voudrais profiter de l'occasion pour faire quelques observations sur le Grand Stade ". Et c'est parti : " je trouve regrettable que l'on essaie de transformer de réelles difficultés en vices rédhibitoires ". Il faut traiter les difficultés et non pas le considérer comme des obstacles infranchissables. Suit un vibrant plaidoyer pour le partenariat public-privé. Le Grand Stade est présenté comme une chance pour l'Est lyonnais et pour la France. Un projet digne de hisser Lyon au rang de grande métropole internationale. Il appelle au sens de l'intérêt générale. Bref, il rentre dans le lard des maires hostiles à ce projet comme Michel Forrisier, de Décines, c'est à dire des gens de son propre camp. Christian Barthélémy est issu d'un groupe qui porte le curieux nom de Objectif Lyon Métapolis, où l'on y trouve des anciens millonistes non ralliés à l'UMP.

PETITES PHRASES
Capitalisme ORL
De Emeline Baume (Les Verts) : il faut " poursuivre la campagne, pour (...) capitaliser sur le bouche à oreille "
L'antimatière, selon François Vurpas (Centristes et démocrates) :
" l'intervention des associations de commerçants est indispensable pour palier l'absence de prise en charge des illuminations par les municipalités et éviter les trous noirs en période de Noël ".

Deux aberrations valent mieux qu'une
Christian Barthélémy : " Cessons de proclamer qu'un stade à Décines est une aberration ! Après tout, à bien y réfléchir (sic) ce n'est pas plus absurde que de prévoir de faire déboucher deux autoroutes en plein coeur de l'agglomération. Disons plutôt que c'est une opportunité exigeante ".

Pierre Gandonnière (son blog)

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