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Mort de Clément Méric : Belkacem pose la question des médias

Après la mort de Clément Méric, la porte-parole du Gouvernement Najat Vallaud-Belkacem soulève la question de la responsabilité des politiques et des médias “dans la manière dont ce discours de haine prospère".

Au lendemain de la mort de Clément Méric, militant d’extrême gauche battu à mort par les membres d’un groupe d’extrême droite, la porte-parole du Gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a soulevé sur i-Télé la question de la responsabilité des politiques et des médias “dans la façon dont ce type de discours de haine – et donc de passage à l’acte derrière de la part d’un certain nombre d’esprits influençables – prospère dans notre société”. “Nous, responsables politiques, nous devons condamner et dénoncer chaque fois qu’il y a une dérive, un dérapage même simplement langagier”, a-t-elle détaillé, avant d’inviter les médias à “ne pas donner plus d’audience que de raison à des groupuscules qui en profitent pour faire passer des idées insupportables pour la démocratie”.

Et d’évoquer l’élu au conseil régional Rhône-Alpes Alexandre Gabriac, qu’elle juge être devenu “une espèce de vedette médiatique qu’on n’arrête pas de retrouver à la télévision pour déverser un flot de paroles de haine et de violence”. La ministre lyonnaise conclut ainsi : “Quand on est responsable d’un média, il faut se poser la question de sa part de responsabilité.”

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La commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en France, passée par Lyon en avril dernier, a rendu son rapport la semaine passée. Ils proposent notamment d'accentuer les sanctions lors des reconstitutions de ligues dissoutes et de renforcer les moyens des services de renseignement. 
3 commentaires
  1. Sophie_Lyon - 7 juin 2013

    tout à fait d'accord avec elle ! J'ai été stupéfaite que BFM hier tende complaisamment le micro à serge Ayoub dans plusieurs reportages vidéos; un homme à la tête d'un groupuscule violent qui débitait des propos ahurissants; Idem pour Gabriac, dont les paroles haineuses sont trop souvent relayées par les médias lyonnais.

  2. Marc ANTOINE100 - 7 juin 2013

    La prise de position de la porte parole du gouvernement est symptomatique de son aveuglement. Si la question se pose de supprimer les groupuscules extrémistes, elle doit inclure ceux de gauche comme ceux de droite. A Lyon Collomb et Hidalgo à Paris se sont fait vilipender et insulter par les groupuscules de gauche dont les méthodes n'ont rien a envier à leur alter-ego de droite.

  3. Kasneh - 25 juin 2013

    A l'analyse des vidéos du secteur, ce serait bien Clément Meric qui aurait frappé en 1°, le skin par derrière et sur la tête. Ceci confirmant cela. Les harceleurs sont parfois plus virulents que leur réputation de non-violence.

  4. Infoskipper1 - 4 juillet 2013

    NBK devrait aussi faire attention aux dires. Les caméras de surveillance ont montré que c'est le groupe de Clément MERIC qui a aggréssé en premier. Elle est vite partie en demandant la dissolution, demandera-t-elle la dissolution de ses amis de gauche ?

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