Les gags de Begag

Pas de primaire avec Lafond : l'ancien ministre mène déjà campagne comme tête de liste Modem. Et se voit président de Région, enchaînant les sketches mégalo.

Azouz Begag écarquille les yeux, incrédule. Un peu cabotin. La candidature d'Eric Lafond à la tête de liste MoDem des prochaines régionales lui paraît "étrange", "sortie de nulle part". Il le dit, François Bayrou l'a adoubé à la rentrée, et il ne reste plus qu'à "faire avaliser" sa candidature par les militants. Une simple formalité après l'appui dont il a bénéficié de la part des huit fédérations départementales centristes et des conseillers régionaux. Begag n'envisage pas une candidature concurrente et un débat avec Lafond. "Trop tard", tranche ce contempteur du sarkozysme. Lafond n'a pas été capable de décoller au-delà de 7 % quand lui ambitionne un score à deux chiffres. Ensuite Begag, un peu barré, plaisante sur ce concurrent qu'il ne prend pas au sérieux.

L'avertissement à Collomb

Lafond veut un poste ? Qu'à cela ne tienne, il compte lui en offrir un. Il a pensé à son "ami" en faisant ses emplettes chez Darty, lui suggérant plusieurs marques de transistors. Begag confie avoir d'excellentes relations avec Philippe Meirieu, pressenti pour être tête de liste écologiste, mais refuse tout net de choisir entre l'UMP et le PS, Grossetête ou Queyranne. Pourquoi choisir puisque de toute façon, ce politique un brin mégalo se voit président. "I have a dream", rigole-t-il, en Martin Luther King rhône-alpin. L'ancien ministre nous livre ensuite un scoop : il est la réincarnation d'Edouard Herriot décédé le jour où celui-ci est né. Et d'adresser un avertissement à Gérard Collomb, face à la caméra : "je suis le porteur d'un destin redoutable qui risque de faire de nous deux des ennemis irréversibles". Qui a dit que les régionales allaient être ennuyeuses ?

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