Collomb- Comet - Aulas
©Mathilde Régis

Le week-end Lyonnais du ministre Collomb

Organiser de grands événements même dans un climat tendu afin de continuer à accueillir les touristes, remettre en place la police de proximité ou pénaliser des délits d'incivilité : avant d'assister au match OL/Nice à Lyon, Gérard Collomb a précisé les chantiers sur lesquels il va travailler en tant que ministre de l'Intérieur.

Gérard Collomb visite le grand stade comme ministre de l'Intérieur

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Gérard Collomb visite le grand stade comme ministre de l'Intérieur

C'est un week-end lyonnais un peu différent pour Gérard Collomb, accueilli pour la première fois sur ses terres comme ministre de l'Intérieur et plus seulement comme maire de la ville et président de la métropole. En "visite" le samedi après-midi aux Halles de Lyon, puis aux côtés de Thomas Rudigoz pour soutenir et lancer sa candidature aux législatives, il a ensuite passé la soirée au Parc Olympique Lyonnais pour suivre le match OL/Nice. Visite ministérielle oblige, Gérard Collomb a convié brièvement la presse avant que le match ne commence pour leur faire quelques déclarations.

Fidèle à son image, Gérard Collomb a salué chaleureusement les Lyonnais qui lui tendent la main "Salut ! La forme ?" lance-t-il avant d'échanger brièvement avec plusieurs responsables de la sécurité du stade de Jean-Michel Aulas. Devant la presse, l'idée est d'envoyer un signal fort : la menace terroriste n'empêche pas d'organiser de grands événements sportifs s'ils sont sécurisés en conséquence. Pour cela, Gérard Collomb à sa botte magique : l'Euro 2016. "Beaucoup de gens se demandaient s'il ne fallait pas l'annuler étant donné le contexte difficile dans lequel nous sommes. Mais je crois que ce qui a été démontré, c'est qu'on pouvait organiser, même dans un climat très tendu avec une menace terroriste forte, de grands événements. Et donc montrer que notre pays était un pays sûr pour les touristes" assure-t-il, n'oubliant pas de mentionner de potentiels Jeux Olympiques à Paris en 2024.

"Faire en sorte qu'il n'y ait plus de territoires de non-lieu"

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur

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Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur

Lors d'un échange avec une CRS devant le stade OL, Gérard Collomb promet de défendre l'image des forces de sécurité et de rappeler le respect que leur doit la population. "On apprécie ce que vous faites parce qu'on sait qu'on peut compter sur vous" lui dit-il. L'envahissement du stade par des supporter survenu quelques semaines plus tôt est brièvement abordé, Gérard Collomb se disant conscient des blessés qu'il y a pu avoir et du "sang froid nécessaire pour gérer ce type de situation". Une fois les micros tendus autour de lui, le ministre de l'Intérieur indique la volonté du gouvernement de "mettre en place la police de proximité". Un travail serait déjà lancé avec les responsables de la police nationale pour "faire en sorte qu'il n'y ait plus de territoires de non-lieu, qu'on puisse être en sécurité partout". Il indique vouloir pour cela donner des moyens en armement et améliorer les conditions d'exercice des policiers. "On sait tous qu'à travers la France, il y a un certain nombre de commissariats dans lesquels, par exemple, on n'aimerait ni les uns ni les autres travailler" a -t-il précisé pour illustrer ses propos. Interrogé enfin sur la pénalisation des "délits d'incivilité" souhaitée par Emmanuel Macron, Gérard Collomb indique que le nouvel exécutif ne veut pas "de délit qui ne soit pas sanctionné" et reviendra sans doute sur l'aménagement des peines pour qu'elles soient effectuées en intégralité une fois prononcée. Avant de profiter d'un petit bain de foule et de rentrer dans le stade, Gérard Collomb prendra comme exemple le fait qu'une victime puisse aujourd'hui se trouver nez-à-nez, dans son quartier, avec l'auteur de son agression très peu de temps après. Un type de situation contre lequel il souhaite agir.

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Dans son classement des villes en fonction de leur action pour la qualité de l'air, Greenpeace lançait un avertissement à Lyon qui prépare la construction d'une nouvelle autoroute urbaine. L'ONG condamne le "greenwashing" et "l'écocide" de Gérard Collomb qui prétend que son projet serait "écologique".
1 commentaire
  1. Kasneh - 2 juin 2017

    La menace de l'extrême gauche pèse dans notre pays et on aimerait savoir comment la gauche va combattre ces agissements !

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