Ecole et périscolaire  © Tim douet_116
© Tim douet

Interdiction des portables à l’école et au collège : une loi inutile ?

Une loi interdisant les téléphones portables dans les écoles et les collèges dès la rentrée 2018 a été votée ce jeudi. D’après le député LR du Rhône, Bernard Perrut, celle-ci est inutile puisque l’interdiction existe déjà dans le Code de l’éducation depuis 2010.

Les téléphones portables doublement interdits à l’école. Ce jeudi, l’Assemblée nationale a voté l’interdiction "effective" des téléphones portables dans les écoles et les collèges dès la rentrée prochaine. La proposition de loi a été adoptée en première lecture grâce à la majorité des votes LREM, MoDem et UDI-Agir. Pour Bernard Perrut, député LR du Rhône, cette loi est inutile puisqu’une disposition existe déjà. Pour appuyer ses dires, il cite le Code de l’éducation qui prévoit déjà depuis la loi du 12 juillet 2010 l’interdiction du téléphone portable "dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, durant toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur". "C’est simplement de la communication", explique-t-il. Pour le député, la question est complexe et mérite qu’on se penche dessus, mais il aurait été préférable de renforcer l’application des dispositions existantes en obligeant les écoles et collèges à les intégrer dans leurs règlements intérieurs.

La loi apporte quand même quelques nouveautés, elle étend notamment l’interdiction à "tout équipement de communication électronique" incluant les tablettes et autres, et autorise les professeurs à confisquer les téléphones portables de leurs élèves. Une mesure qui "transforme les professeurs en police du portable" selon Bernard Perrut. Il souligne également que pour que tous les écoliers et collégiens de France puissent déposer leur portable avant d’entrer en cours, il faudrait environ trois millions de casiers, et la nécessité pour certains jeunes en difficulté d’utiliser leur téléphone entre les cours. Les élus LREM ont également demandé l’organisation d’une "semaine d’enseignement sans écran", pour l’instant en vain malgré le soutien du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

à lire également
Gérard Collomb, David Kimelfeld et Emmanuel Macron © Tim Douet
De la défiance, ils sont passés aux coups bas. Dans les rangs de la majorité, l’ambiance devient délétère, avec formation de clans. Au jeu des soutiens, le président de la métropole rivalise aujourd’hui avec son ancien mentor. Si, officiellement, David Kimelfeld dit vouloir prolonger un attelage qui ne satisfait pourtant ni l’un ni l’autre, il poursuit un autre objectif : empêcher Gérard Collomb de se présenter en 2020. Pour la République en Marche, Lyon est devenu un casse-tête. À démêler rapidement, en ménageant la susceptibilité de l’ancien ministre tout en confortant le renouvellement incarné par le maire du 4e. Délicat.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut