Gérard Collomb rame sur son plan piscine

Le lancement d’études pour la rénovation de la piscine du Rhône, qui sera ouverte d’ici à 2014 l’hiver, a été l’occasion pour l’opposition lundi au conseil municipal de pointer du doigt l’abandon du plan piscine, promis par le candidat Collomb.

Le lifting de la piscine du Rhône va bientôt débuter. Le conseil municipal de Lyon a voté ce lundi le lancement des études pour la rénovation de la piscine la plus emblématique de la ville. Dans un premier temps, le bassin Nord, celui de la pataugeoire et du bassin ludique, sera modernisé et deviendra un espace ludique avec spa et jacuzzi. Dans le futur, le bassin Sud abritera la mesure phare du plan piscine de Gérard Collomb et de sa majorité : le bassin olympique sera tiède toute l’année pour permettre aux lyonnais de se baigner en toutes saisons et non plus seulement l’été. Le bassin sera chauffé sur le principe des piscines des stations de ski. Sur les réalisations, ce lifting fait consensus à gauche comme à droite.

Mais l’opposition s’est saisie du sujet pour demander à Gérard Collomb où en était son plan piscine. Pierre Delacroix, conseiller municipal UMP, a ainsi repris le programme du candidat Collomb qui prévoyait, en plus de la rénovation de la piscine du Rhône, la construction de deux nouveaux établissements : un sur le site du parc Sergent Blandan et l’autre à la Confluence. Aujourd’hui, ils ont été abandonnés. La fenêtre de tir était donc grande ouverte.

Rien se crée, tout se transforme

Gérard Collomb a ramé pour la refermer et tenté de prouver qu’il n’a pas trahi ses promesses de candidat. “Je souhaitais faire trois piscines. La première, vous le voyez, je la fais (celle du Rhône). Celle du Confluent était prévue à la pointe du quartier mais les architectes Herzog & de Meuron voient plus un parc à cet endroit. Cette piscine, ce n’est pas que je ne peux pas la faire mais il s’agit d’un autre projet. Pour ce qui est de la piscine à la caserne Sergent Blandan, la concertation a montré que les gens ne voulaient pas que le lieu soit bruyant mais calme. On me reproche ma gestion autoritaire mais quand ce que me disent les gens me paraît bon, je les écoute”, a répondu le maire de Lyon. De quoi donner de l’espoir aux associations de Décines qui s’opposent au projet de Grand Stade.

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