Gérard Collomb lors de l’élection de David Kimelfeld à la présidence de la métropole de Lyon, le 10 juillet 2017 © Tim Douet

David Kimelfeld “le retour de Collomb n’est pas une nouvelle”

Le président du conseil métropolitain a réagi ce mardi midi à l'annonce du retour de Gérard Collomb. Ménageant la chèvre et le chou, David Kimelfeld s'est affirmé comme président à part entière tout en laissant l'espace à un retour du ministre de l'Intérieur.

“Je savais qu'il fallait que je me rase ce matin, j'avais un mauvais pressentiment”, a débuté, badin, David Kimelfeld ce mardi en réaction à l'annonce par Gérard Collomb de sa candidature à Lyon en 2020. “Pas prévenu”, le président du conseil métropolitain n'est cependant “pas surpris par cette annonce”. Il assure être “plus concerné par son action métropolitaine” que par “le commentaire de ce que dit Gérard Collomb”. J'ai mon propre rythme et je continue sur ça”, ajoute David Kimelfeld. “Son retour aura lieu dans presque un an et les élections auront lieu dans presque dix-huit mois. On aura le temps de parler de ces échéances. Moi, je suis concentré sur mon action ici, sur la vieillesse, le climat, les énergies renouvelables, les transports, l'économie. Parce que je n'ai pas le sentiment d'être un intérimaire”, a-t-il martelé.

Celui qui a succédé au ministre de l'Intérieur à la présidence de la métropole de Lyon a assuré qu'il serait prêt à lui laisser son poste au moment du retour de l'ancien maire : “Il n'y a pas de différence entre nous, mais un chemin que nous traçons. J'ai toujours dit que s'il rentre je lui laisserai mon siège sans aucun souci. Il n'y a pas de différence avec Gérard. On est dans un plan de mandat que je mène avec des valeurs que l'on partage tous les deux.”

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David Kimelfeld, lors de son élection à la présidence de la métropole – Grand Lyon, juillet 2017 © Tim Douet
À la tête de la métropole depuis dix-huit mois, David Kimelfeld accélère le rééquilibrage entre ses compétences urbaines (héritées du Grand Lyon) et sociales (récupérées du département). L’outil créé en 2015 commence selon lui à montrer les premiers signes de sa pertinence. Mais il demande aussi du temps. En creux, David Kimelfeld dresse l’inventaire de la patte qu’il a apportée à cette collectivité depuis qu’il a succédé à Gérard Collomb.
1 commentaire
  1. Marc Antoine - 19 septembre 2018

    Pas une surprise pour Kimeldield, c'est pourtant son poste de président de la métropole qui intéresse Collomb plus que la mairie.

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