Anne Lorne
© Tim Douet

Anne Lorne : "Mes valeurs ne sont pas représentées au second tour"

La porte-parole de la Manif pour tous se refuse à toute consigne de vote après la défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle. Elle met d'ores et déjà le cap sur les élections législatives, pour lesquelles elle est candidate dans la 1re circonscription du Rhône.

"C'est une grosse défaite, une grosse déception pour mon camp". Anne Lorne est lucide sur la défaite de François Fillon, arrivé troisième au premier tour de la présidentielle. La conseillère régionale LR se refuse à toute consigne durant cet entre-deux-tours. "Mes idées, mes valeurs ne sont pas représentées au second tour, nous explique-t-elle. Et de mettre le cap sur les élections législatives où elle est candidate dans la 1re circonscription du Rhône : "J'appelle les Français qui ont adhéré à ce programme (celui de François Fillon, NdlR) à se rallier au deuxième tour qui est le 11 juin (date du 1er tour des législatives, NdlR), pour l'alternance attendue".

"Ni les extrêmes, ni le centre populiste"

"Je suis de la nouvelle génération, je défend la liberté de responsabilité", argue Anne Lorne. Et qu'importe si François Fillon a appelé au front républicain face au FN dès dimanche soir. "François Fillon fait partie d'une certaine époque, d'une certaine génération, et ce choix a énormément déçu les gens sur le terrain, commente-t-elle. On ne peut pas combattre Macron pendant trois mois et retourner sa veste en 10 minutes". Elle refuse "la tambouille politicienne" et ne veut négocier ni avec "les extrêmes ni avec le centre populiste". A l'en croire, il en irait de la crédibilité de son parti, et de sa candidature. "Je suis candidate aux législatives sur une circonscription où il y a déjà deux macronistes qui se disputent l'investiture. Si je rallie Macron, ce n'est même pas la peine que je me présente", selon elle.

"Liberté de responsabilité"

"Avec Laurent Wauquiez, nous avons la même idée de ne pas se cantonner aux petites magouilles alors que nous avons dénoncé le creux du programme d'Emmanuel Macron ou le populisme de Marine Le Pen", ajoute Anne Lorne.Pas plus de réaction face aux appels du pied du FN aux électeurs de droite dans le giron de Sens commun. Dans l'esprit de la porte parole de la Manif pour tous, "chacun doit prendre ses responsabilités, chez les défenseurs de la famille comme chez l'ensemble des Français". "Il n'y a pas une fois le mot famille dans le programme du FN", défend-elle. Si l'on excepte les mesures sur le quotient familial et la politique nataliste.

à lire également
Étienne Blanc, au conseil régional, en mai 2018 © Tim Douet
L’alternance dans la continuité, propose Étienne Blanc à la droite lyonnaise. Tendant la main aux élus Synergies du Grand Lyon. Objectif : ramener au bercail le peuple de droite séduit par Collomb. De la région, où il fait office de président bis, Étienne Blanc plaide pour une métropole dont le développement s’appuie sur les territoires voisins.
4 commentaires
  1. Philalyon - 25 avril 2017

    Halte à cette Droite sectaire et réactionnaire. Avec ses amis de sens commun elle est responsable de l'échec de Francois Fillon et elle se permet encore de donner des leçons de morale ? Que la Droite présente un candidat sérieux pouvant représenter les républicains plutôt qu'une candidate dont personne ne veut. Quand on voit que sa copine Boutin préfère le Pen à Macron, on comprend que Macron peut se frotter les mains. Il aura une majorité avec des candidats comme elle en face.

  2. observationcritique - 25 avril 2017

    Madame Lorne, prudente, a probablement bénéficié des conseils du MPF de son père, voire des études de 'marché' - polysémie ironique - faites avec constance par sa mère. Celle-ci est conseillère du 5ème, membre fondateur de Cosette et Gavroche où figure aussi 1 représentante du FN. Comment ne pas voir ces liens ? Chez ces gens-là, la politique se pratique en famille, comme sous les Républiques précédentes. On peut assurer les dynasties. On peut faire carrière dans la politique. En se rangeant derrière le bon chef, celui qui va faire du chemin ! Ficelles de la 'com', tweets, sont utilisés comme il convient, mais ne trompent pas. L'électeur observe la stratégie, voit opportunisme, hypocrisie et cherche en vain des 'valeurs'.

  3. turlututu - 25 avril 2017

    Tout le monde sait qu'on a affaire ici au low cost de la politique locale. Son discours édifiant de confusion et de cafouillage en témoigne. Elle dit ne vouloir négocier ni avec 'les extrêmes ni avec le centre populiste' Et deux lignes plus tard :'Avec Laurent Wauquiez, nous avons la même idée de ne pas se cantonner aux petites magouilles alors que nous avons dénoncé le creux du programme d'Emmanuel Macron ou le populisme de Marine Le Pen' Selon elle, donc , laurent Wauquiez n'est pas populiste , mais elle place Marine Le Pen et Emmanuelle Macron sur le meme plan! Pour faire de telles erreurs d’interprétation, il faut , soit n'avoir aucune logique, soit être totalement lobotomisée par la ligne ultra sarkoziste du parti. Laquelle a eu la peau de Fillon. Vous reprendrez bien un peu de Sarko

  4. IH - 26 avril 2017

    Parfaite analyse. cohérente et respectant une valeur essentielle: la fidélité. Beaucoup apprécieront!

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

La revue du web
Faire défiler vers le haut