Fanny Dubot, maire Les Ecologistes du 7e arrondissement et directrice de campagne de Grégory Doucet, est l'invitée de 6 minutes chrono.
"On va continuer à transformer la ville, à l’adapter, mais par exemple, je pense qu’on a des pistes d’amélioration sur les informations autour des travaux. On nous en a beaucoup parlé pendant le mandat", assure Fanny Dubot, maire Les Ecologistes du 7e arrondissement et directrice de campagne de Grégory Doucet. Et l'élue de citer en exemple de changement dans la continuité le projet de réaménagement de la rive droite du Rhône : "L’idée de la rive droite, c’est de poursuivre l’œuvre qui a été commencée il y a des dizaines d’années avec la rive gauche du Rhône. Ce n’est pas un projet totalement miroir puisque les techniques ont évolué, le climat a aussi évolué. L’idée, c’est la poursuite du projet mais évidemment, on pourra adapter des choses puisqu’on va continuer à discuter avec les habitants et les habitantes et faire en sorte que ce projet corresponde réellement à ce qu’on attend de lui".
Fanny Dubot revient aussi sur une annonce de Grégory Doucet réhabiliter des places lyonnaises dans tous les arrondissements lors d'un éventuel second mandat : "on est très attachés aux cœurs de quartier. Ce qu’on ne veut pas, ce sont des gros projets type méga-tunnel qui coûtent des milliards, qui se font des dizaines d’années plus tard et qui finalement ne touchent pas tellement les Lyonnais".
La retranscription intégrale de l'entretien avec Fanny Dubot
Bonjour à tous et bienvenue. Vous regardez 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd’hui, nous accueillons Fanny Dubot. Vous êtes maire écologiste du 7ᵉ arrondissement, candidate aussi aux prochaines élections. Vous êtes d’ailleurs la directrice de campagne de Grégory Doucet. On vous a invitée notamment pour revenir sur les grands projets urbanistiques qui ont été présentés par votre liste, tant au niveau local, la Ville de Lyon, que métropolitain. Finalement, si vous êtes réélue, ce serait un mandat qui s’inscrirait dans la continuité puisque la plupart de ces grands projets ont déjà été lancés, quasiment tous durant le mandat.
Ce qui est sûr, c’est qu’on poursuit le même objectif, c’est-à-dire adapter la ville au changement climatique et donc avoir des aménagements qui permettent la végétalisation, l’écoulement des eaux et de rafraîchir une des villes de France les plus touchées par les canicules. Évidemment, cela va dans le même sens et il y a quelques projets qui ont déjà été esquissés sous ce mandat mais qui seront bien réalisés sous le mandat prochain. Je pense que la campagne électorale est vraiment le moment de rappeler nos ambitions parce qu’évidemment, on ne sait pas si notre équipe sera élue. Elle pourrait abandonner ses projets et nous, nous tenons réellement à adapter la ville au changement climatique.
Les principaux projets, rive droite, il y a aussi un projet un peu plus annexe mais plus symbolique de vraiment végétaliser cette fois-ci la place Bellecour. L’idée sur la rive droite, c’est de garder le projet tel que vous l’avez imaginé ou vous commencez à vous dire que, finalement, avec le retour d’expérience de votre mandat, qui a parfois été chahuté, il y a peut-être des choses à revoir ? Ou est-ce vraiment le projet que vous avez présenté il y a quatre ans ?
L’idée de la rive droite, c’est de poursuivre l’œuvre qui a été commencée il y a des dizaines d’années avec la rive gauche du Rhône. Ce n’est pas un projet totalement miroir puisque les techniques ont évolué, le climat a aussi évolué. L’idée, c’est la poursuite du projet mais évidemment, on pourra adapter des choses puisqu’on va continuer à discuter avec les habitants et les habitantes et faire en sorte que ce projet corresponde réellement à ce qu’on attend de lui.
Mais dans la manière d’envisager ou de porter des projets, est-ce qu’il y aurait des changements sur un second mandat, au regard justement de ce qui a été le premier mandat et d’une forme peut-être de mécontentement qui a pu naître de certains projets ? Est-ce que vous avez envie d’amender des choses en vous disant : on n’a peut-être pas tout bien réussi ?
Je pense qu’il faut toujours apprendre de son mandat. L’ambition est intacte. On va continuer à transformer la ville, à l’adapter, mais par exemple, je pense qu’on a des pistes d’amélioration sur les informations autour des travaux. On nous en a beaucoup parlé pendant le mandat. Il faut améliorer la communication, la circulation de l’information. C’est pour cela que Bruno Bernard a annoncé un vice-président aux travaux. Il ne fera pas uniquement cela mais il sera au contact des habitants pour expliquer les projets et faire en sorte aussi que les travaux dérangent moins. Ce qui dérange, ce ne sont pas les aménagements, ni l’adaptation de la ville, c’est vraiment cette période qui peut rendre pénibles les déplacements, notamment pour les plus fragiles. Et ça, on y est très attentifs.
Vous avez aussi annoncé vouloir porter des projets de quartier, avec la rénovation de places de quartier. Par exemple, vous, dans le 7ᵉ, quelles seraient les places rénovées si vous étiez élue ?
Effectivement, on est très attachés aux cœurs de quartier. Ce qu’on ne veut pas, ce sont des gros projets type méga-tunnel qui coûtent des milliards, qui se font des dizaines d’années plus tard et qui finalement ne touchent pas tellement les Lyonnais.
Par contre, le quotidien, ce sera aussi quand même un gros projet, bien moins cher et à bien moins long terme.
Et par ailleurs, dans le cœur de Lyon, ce qu’on veut, c’est toucher la vie quotidienne des Lyonnais. On a plein de places dans Lyon qui sont aujourd’hui vides, simplement traversées, et qui pourraient devenir des lieux de rencontre, des lieux adaptés à toutes les saisons, à tous les âges. Typiquement, dans le 7ᵉ arrondissement, je pense à la place Jean Jaurès, qui est une grande place arborée, plutôt sympathique, avec une petite aire de jeux, mais qui n’est pas un lieu de destination pour le quartier. On va proposer une concertation et un aménagement de cette place pour qu’elle devienne un vrai lieu de vie, une vraie place de village. L’objectif, c’est que les gens se rencontrent et que nos projets correspondent à la vie quotidienne du quartier, aux déplacements du quotidien.
Sur le 7ᵉ arrondissement, il va y avoir aussi probablement un enjeu autour de la Halle Tony Garnier, dont le devenir culturel et musical est peut-être un peu menacé par la LDLC Arena à Décines-Charpieu. Qu’est-ce que vous aimeriez en faire, vous, de cet équipement ?
La Halle Tony Garnier a été menacée à plusieurs titres. L’arrivée de la LDLC Arena, les déclarations de Pierre Oliver qui voulait la privatiser. Nous, on veut investir dans cette Halle Tony Garnier. Il y a déjà eu des travaux, notamment pour permettre le rafraîchissement de la salle, qui ont été réalisés sous ce mandat. Très réussis. J’ai pu voir le concert de Santa en pleine canicule et on n’avait pas chaud. On va investir pour améliorer le confort des spectateurs. C’est énorme, ce sont des millions d’euros pour les gradins, pour acter la vocation culturelle et publique de cette halle. Un lieu culturel en cœur de ville, accessible en transports en commun, avec des prix accessibles, avec une réflexion autour de l’intérêt général, pour moi, ça n’a pas de prix. Il faut absolument maintenir la Halle Tony Garnier publique et culturelle.
Mais elle pourra résister à la concurrence de l’offre privée qu’est la LDLC Arena ?
Il y a aujourd’hui un gros travail fait par Thierry Pilat, le directeur, et les équipes pour que la Halle Tony Garnier résiste. Les bilans sont positifs. Cela nécessite aussi, en conseil d’administration, de réfléchir, de se réinventer, de proposer de nouvelles offres, notamment techno et électro, pour attirer un public jeune. C’est ce qui se fait en ce moment à la Halle Tony Garnier. C’est ce qu’on veut : conserver ce sens de la fête en cœur de ville, dans le 7ᵉ, accessible à tous.

"Ce qui dérange, ce ne sont pas les aménagements, ni l’adaptation de la ville, c’est vraiment cette période qui peut rendre pénibles les déplacements, notamment pour les plus fragiles."
Ces propos de Mme La Maire démontre le manque de lucidité, l'autocratie et l'autoritarisme du groupe en place à la mairie centrale de Lyon.
Les travaux en cours démontrent surtout que les souhaits des riverains ne sont pas pris en compte. Le rythme effréné des travaux dans toutes les rues de Lyon tuent le commerce. Les statistiques de liquidations et fermetures le prouvent.
Des centaines de véhicules à l'arrêt à cause de travaux et des nouveaux plans de circulation, des feux tricolores qui altèrent la fluidité des transports, des décisions de circulation ubuesques, des personnes âgées mises au rebu, des enfants mis en danger... voilà la nouvelle ville de Lyon et ses nouvelles sources de pollution !
Les choix et objectifs de ces édiles tuent Lyon. C'est aussi simple que cela.
Ah si de "bonnes" décisions :
- la place Bellecour saccagée par une œuvre coûteuse, dont l'efficacité thermique n'est pas démontrée et qui sera démontée à coup sûr à la fin du contrat qui lie la ville à l'artiste bien que son coût dépasse largement le million d'Euros
- La rue Grenette fermée à la circulation, véritable coup de sabre dans l'économie de proximité
- un clôture à 850.000,00€ à Gerland pour séparer les prostituées des stades de sport et des enfants qui pratiquent leurs activités et ça pour satisfaire une équipe de la coupe du monde de Rugby mais qui n'empêche pas de voir des filles déambuler à poil...
- une fête des lumières qui n'en est plus une
- un centre de Perrache amputé qui pénalise l'accès à la Gare car la SNCF ne suis pas le projet. Plus de passerelle donc moins de voyageurs
- le refus d'installer des caméras de vidéoprotection ou vidéosurveillance au profit du respect d'une idéologie "nounours" qui pense que nous sommes tous des gentils
- la mise en peinture par des tagueurs d'escaliers pour éviter que les usagers pissent sur les marches, une démarche très "efficace"
- des urinoirs installés sur les berges du Rhône ouverts à tout vent, sans intimités y compris pour les dames et qui seront enlevés aussitôt. Peu importe la facture et l'idéologie des décideurs
- etc...
Ne pas oublier non plus que Mme La Maire a peint à genoux la signalisation routière pour une cause qui ne concerne que quelques administrés même s'ils méritent le respect...
Notre ville est devenue sale, désagréable et qui force beaucoup à déménager dans la proche couronne de l'ex capitale des Gaulles...
VOILÀ QUI MÉRITE D'ETRE CONSIDÉRÉ !
Trop long votre diatribe justifiée :