Marin
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Lyon : 14 ans requis contre l'agresseur de Marin

L'avocat général n'a pas retenu l'excuse de minorité, bien que l'agresseur de Marin ait été âgé de 17 ans au moment des faits.

C'est quasiment la peine maximale encourue. L'avocat général a requis 14 ans de prison à l'encontre de l'agresseur de Marin, ce vendredi, au 3e jour d'audience du procès qui anime les 24 Colonnes depuis mercredi. Bien que l'auteur du coup de béquille, jugé devant la cour d'assises des mineurs et à huis clos comme de coutume, pour “violences avec usage ou menace d'une arme suivies de mutilation permanente”, ait été âgé de 17 ans au moment des faits, l'excuse de minorité n'a pas été retenue. La peine maximale encourue passant ainsi à 15 ans, au lieu de 7 et demi.

Cette réquisition de l'avocat général expérimenté Jean-Paul Gandolière répond à une demande de fermeté de la part de Marin et sa famille, défendus par Me Doyez et Me Luciani. Hier, lors d'un poignant échange entre le jeune homme et son agresseur, Marin avait déclaré : “Je pourrai peut-être un jour te pardonner, mais je ne t’excuserai pas.” La cour s'est retirée pour délibérer. Le verdict est attendu dans la soirée.

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Le jeune homme roué de coup en novembre 2016, à la Part-Dieu, pour avoir défendu un couple qui s'embrassait a décidé de ne pas faire appel du verdict rendu par la cour d'assises des mineurs de Lyon vendredi dernier. La condamnation à 7 ans et demi de prison a été prononcée à l'encontre de son agresseur, mineur au moment des faits, avait été jugée faible par la famille de Marin, qui porte toujours les séquelles des coups de béquilles reçus. 

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